Vendée Globe : Clarisse Crémer, première femme, termine 12e

La skippeuse de «Banque Populaire» est arrivée aux Sables-d’Olonne ce mercredi après 87 jours, 2 heures et 24 minutes passés en mer. Au passage, elle devient la femme la plus rapide de l’histoire de la course.

 Clarisse Crémer, qui a bouclé ce mercredi son Vendée Globe, a battu le record féminin d’Ellen MacArthur sur l’épreuve, datant de 2001.
Clarisse Crémer, qui a bouclé ce mercredi son Vendée Globe, a battu le record féminin d’Ellen MacArthur sur l’épreuve, datant de 2001. Reuters/Stéphane Mahé

Après 87 jours, 2 heures, 24 minutes et 25 secondes de course, Clarisse Crémer a franchi la ligne d'arrivée, ce mercredi aux Sables-d'Olonne aux alentours de 16h30. La skippeuse de « Banque populaire », qui effectuait son premier tour du monde, se classe 12e du classement général de la 9e édition du Vendée Globe. Première femme de cette édition, elle termine à 6 jours, 22 heures et 39 minutes du vainqueur, Yannick Bestaven.

Celle qui avait découvert la course au large il y a cinq ans et l'Imoca voici deux ans, a réussi son pari, celui d'aller au bout de l'Everest des mers. Il s'agit d'un très beau résultat pour la navigatrice qui, avec son équipe, s'était fixé l'objectif ambitieux de finir quelque part « entre la 8e et la 15e place ».

A 31 ans, elle devient la femme la plus rapide du Vendée Globe, dépassant le record d'Ellen MacArthur (94 jours, 4 heures et 25 minutes en 2001) et faisant mieux que Samantha Davies (95 jours, 4 heures et 39 minutes en 2009). « J'ai pleuré de joie au moins une fois par jour, confiait Clarisse Crémer lors de sa chronique dans nos colonnes ce lundi. Même dans les journées de détresse psychologique que j'ai pu vivre, il y avait forcément un rayon de soleil qui me permettait de m'extasier devant l'incroyable beauté des éléments. »

Après un départ fébrile et quelques moments de doute, la benjamine de ce tour du monde a pris le rythme. Elle a mené une course intelligente, tour à tour prudente et engagée. Ses premiers poursuivants, Jérémie Beyou («Charal »), retardé de neuf jours au départ, et Romain Attanasio ( «Pure-Best Western Hotels ») sont à plus de 800 milles dans son sillage.