Tennis : retour perdant pour Tsonga treize mois après son dernier match

Jo-Wilfried Tsonga, qui disputait son premier match après plus d’un an d’absence en raison de douleurs dorsales récurrentes, a été battu ce lundi dès son entrée en lice à Montpellier par l’Américain Sebastian Korda (6-4, 6-2).

 Le joueur français dispose désormais de deux semaines devant lui pour préparer l’Open 13 à Marseille.
Le joueur français dispose désormais de deux semaines devant lui pour préparer l’Open 13 à Marseille.  LP/Arnaud Journois

Pour fêter son retour sur le circuit après plus d'un an d'absence, Jo-Wilfried Tsonga avait hérité d'un beau cadeau empoisonné. Le Manceau, 66e mondial par la grâce d'un classement gelé par le Covid-19 et qui aura 36 ans dans deux mois, a été battu ce lundi dès son entrée en lice à l'Open Sud de France à Montpellier par Sebastian Korda, 20 ans et matricule 92 à l'ATP (6-4, 6-2 en 1h12).

Fils de l'ancien champion tchèque Petr Korda, cornaqué par Andre Agassi, l'Américain, en pleine ascension, a désormais remporté dix de ses onze matchs disputés cette année et affrontera l'Italien Sonego au deuxième tour. « C'était très spécial, sourit Korda. Depuis tout petit je regarde les matchs de Jo. Ce n'était vraiment pas facile pour lui après treize mois d'absence. Je suis content de le revoir et j'espère qu'il pourra vraiment revenir. »

Dans une arène totalement déserte pour cause de restrictions sanitaires, l'ex-n°5 mondial, délesté d'une dizaine de kilos, a résisté pendant huit jeux avant de courber l'échine face au huitième de finaliste du dernier Roland-Garros.

Le protégé de Thierry Ascione a montré quelques belles intentions, notamment sur ses gros coups droits fétiches, sans avoir les armes, la mobilité ou la résistance physique pour faire le poids face à son jeune adversaire. Mais l'essentiel est ailleurs. Tsonga, dont la dernière victoire remonte à novembre 2019 (6-2, 6-1 contre le Japonais Uchiyama en Coupe Davis (nouvelle formule), est enfin redevenu un joueur de tennis.

Prochain rendez-vous à Marseille

Sans jamais vouloir se résoudre à la retraite, l'ex-leader tricolore, dernier Bleu finaliste d'un Grand Chelem (Australie 2008), pensait pourtant à son corps défendant que sa dernière heure sur les courts était venue en 2020 à cause de douleurs dorsales irréversibles qui rythment désormais son quotidien.

« Mais il n'est pas question d'arrêter, expliquait-il à l'automne 2020 après avoir renoncé à Roland-Garros. Je ferai tout pour que ça ne s'arrête pas comme ça. Dans ma carrière, il y a eu plein de moments où j'aurais pu abandonner, où j'aurais pu ne pas y croire, où j'aurais pu plein de choses. A chaque fois, j'ai voulu croire à l'impossible et finalement j'avais un peu raison… » Le lauréat de deux Masters 1000 (Bercy 2008 et Toronto 2014) a deux petites semaines devant lui pour préparer l'Open 13 à Marseille. Et avant de troquer définitivement le polo contre une tenue d'homme d'affaires, il semble se donner les moyens de garder son avenir au bout de la main droite…