Djokovic remporte son 9e Open d’Australie, son 18e titre du Grand Chelem !

Novak Djokovic a écrasé Daniil Medvedev (7-5, 6-2, 6-2), ce dimanche en finale de l’Open d’Australie. Le numéro 1 mondial s’adjuge un 9e titre à Melbourne, son 18e en Grand Chelem.

 Novak Djokovic s’est amusé en finale de l’Open d’Australie, contre Daniil Medvedev.
Novak Djokovic s’est amusé en finale de l’Open d’Australie, contre Daniil Medvedev. REUTERS

Contre vents et marrées, Novak Djokovic a fini par l'emporter. Au cœur d'une polémique tout au long de cet Open d'Australie pour une blessure aux abdominaux prétendument simulée, poussif dans le jeu aux tours précédents… Le Serbe a balayé Daniil Medvedev en finale (7-5, 6-2, 6-2). En 1h53 seulement, loin du choc annoncé, le numéro 1 mondial s'est offert un neuvième sacre à Melbourne. Son dix-huitième titre en Grand Chelem, à bientôt 34 ans.

L'expérience a justement joué un rôle déterminant ce dimanche. A 25 ans, Daniil Medvedev disputait sa deuxième finale en Grand Chelem, après celle perdue contre Rafael Nadal à l'US Open 2019.

Friable mentalement, sans solution, le nouveau numéro 3 mondial a rivalisé le temps d'un set et demi. Novak Djokovic, lui, a brillé par sa solidité mentale et tactique, pour sa 28e finale. Le roi de l'Open d'Australie (neuf finales, toutes gagnées), s'est octroyé tous les points importants, surtout grâce à une attitude ultra-offensive au retour de service, symbole de la partie. Privé de temps, Medvedev a perdu son engagement tous les deux jeux en moyenne...

Bien plus incisif, le protégé de Goran Ivanisevic et Marian Vajda a d'ailleurs pris le service adverse d'entrée, pour affirmer son statut de favori. Impressionnant en défense, « l'homme élastique » a écœuré Medvedev par la qualité de ses déplacements et son anticipation. Avec minutie, le Djoker a cherché à trouver des zones gênantes pour Medvedev au lieu de s'engager dans un duel de puissance avec les coups à plat du Russe. Variation dans les coups avec une multitude d'amorties, et variation au service, aussi. Assumée, sa surprenante volonté d'insister sur le service-volée a payé (16 points gagnés au filet sur 18 montées).

La chasse au record relancée

Frustré, Medvedev en a cassé sa raquette à la fin du deuxième set. S'il est parvenu à breaker deux fois - pour revenir à 3-3 dans le premier set puis dans le premier jeu de la deuxième manche -, le Russe n'a jamais pu déployer son jeu, pourtant favorisé par une surface rapide. Même les encouragements du public (revenu dans les gradins de la Rod Laver Arena après cinq jours de huis clos), dont Medvedev adore se nourrir, ne l'ont pas aidé. Pire, le joueur entraîné par le Français Gilles Cervara a complètement cédé après un jeu serré à 7-5, 4-2, multipliant les doubles-fautes et les signes de frustration.

Voilà donc, s'il en fallait, une nouvelle preuve du gouffre qui sépare la nouvelle génération (incarnée par Medvedev, Zverev ou encore Tsitsipas) du Big 3 (Federer, Nadal et Djokovic), vainqueur de 58 des 70 derniers tournois du Grand Chelem, soit 83%. La course au statut de GOAT (meilleur de tous les temps, en anglais) est aussi complètement relancée. Avec un dix-huitième titre en Grand Chelem, Djokovic revient à deux unités de Federer et Nadal. Mais le Serbe, le plus jeune de ce trio (33 ans, 8 mois et 30 jours), semble dans les temps pour rejoindre ses deux adversaires au panthéon du tennis. De quoi rendre la prochaine édition de Roland-Garros (du 17 mai au 6 juin) encore plus croustillante...