Roland-Garros : «Pour être honnête, je suis triste», lâche Monfils

Entre un stade vide, une météo maussade et l’absence de ses proches, le n° 9 mondial Gaël Monfils n’a pas le même entrain à la veille du tournoi.

 Le Français Gaël Monfils arrive à Roland-Garros à court de compétition.
Le Français Gaël Monfils arrive à Roland-Garros à court de compétition. Reuters/Cathrin Mueller

« Je suis juste arrivé jeudi et ce sont mes premières vingt minutes en dehors de ma chambre. Je ne peux pas vous en dire beaucoup… » Comme l'ensemble des participant(e) s au tournoi, Gaël Monfils s'est soumis à l'isolement durant vingt-quatre heures avant de venir humer l'air frisquet de Roland-Garros.

« Pour être honnête, je suis triste, lâche le n° 9 mondial, qui affrontera le Kazakh Bulbik au premier tour. Le stade est vide, le temps n'est pas beau. Le mot va être dur, mais ce n'est pas le tournoi que j'ai joué avant, celui dont je rêve avec l'ambiance de dingue, les supporteurs, la grosse magie. Ça va être différent dans mon lieu préféré… »

Comme tous ses camarades tricolores, le Parisien regrette l'absence quasi-totale de public. Cette énergie qui lui permet souvent de se transcender et renverser des matchs. Ce feu sacré qui brûle d'ordinaire à la fin du mois de mai quand ses proches sont là pour souffler sur les braises.

«Forcément, ça va être compliqué»

« Ne pas se promener, ça ne me dérange pas, explique l'ancien demi-finaliste. Ce qui me dérange le plus, c'est de ne pas voir ma famille. Généralement, Roland-Garros c'est le point de chute. Et cette année, ce n'est pas possible, même en septembre-octobre. Je n'ai pas vu les miens depuis longtemps et ça m'attriste. »

Sur le court, Monfils ne sait pas encore sur quel pied danser. Deux matchs joués, deux défaites à Rome et Hambourg. « A part dire que j'ai perdu deux matchs en jouant très mal et que je suis à deux jours de mon premier match ici, sourit-il. Forcément, ça va être compliqué. Ce n'est pas une situation facile, ce n'est pas une situation désespérée. J'ai un ou deux jours d'entraînement devant moi, je vais faire avec en espérant me sentir de mieux en mieux. »

Sans être résigné, le Tricolore reste fataliste. « Je travaille, mais de temps en temps cela ne paie pas tout de suite, observe-t-il. Je vais prendre ce match beaucoup plus relâché. J'ai voulu revenir trop vite (NDLR : il n'a pas disputé la tournée américaine) et il ne faut jamais oublier qu'après un long arrêt il faut autant de temps pour revenir… »