Roland-Garros : chez les Korda, le tennis est une histoire de famille

A 20 ans, Sebastian Korda dispute le 2e tour des Internationaux de France ce mercredi et suit les traces de son père Petr, finaliste de l’épreuve en 1992.

 32 ans après son père Petr, Sebastian Korda dispute lui aussi le 2e tour des Internationaux de France
32 ans après son père Petr, Sebastian Korda dispute lui aussi le 2e tour des Internationaux de France EPA/MAXPPP

La ressemblance est frappante. Même visage taillé à la serpe et même détermination sur le court. Vingt-huit ans après la finale perdue de son père Petr à Roland-Garros (7-5, 6-2, 6-1) face à Jim Courier, un autre Korda pointe le bout de son nez sur la terre battue parisienne. Vainqueur de l'Italien Andreas Seppi (6-2, 4-6, 6-3, 6-3) dimanche, Sebastian, 20 ans, dispute ce mercredi le 2 e tour du tournoi face au puissant américain John Isner. Il pourrait donc tenter de faire mieux que son paternel qui, au même âge, avait été éliminé au deuxième tour du tournoi par Boris Becker en 1988. Ce match sera un duel de compatriotes car si le père avait la nationalité tchécoslovaque, le fiston, né en Floride où il s'entraîne et vit toujours, défend lui les couleurs de la bannière étoilée.

Dominateur chez les juniors, où il avait remporté l'Open d'Australie en 2018 - pile 20 ans après le titre de son père chez les seniors -, Sebastian essaie désormais de se faire un prénom sur le circuit principal. Sous le regard attentif et attentionné de son père. « Chacun vit les choses différemment, mais ça peut effectivement être un peu dur pour les nerfs d'être assis sur le côté du court, car on vit les hauts et les bas, sans avoir de contrôle sur ce qui se passe, indiquait le papa, en début d'année le papa, dans un entretien à un journal canadien. A l'époque où je jouais, c'est ma femme qui vivait les mêmes sensations. »

« Mon père m'aide énormément, il supervise tout, confiait le 212e mondial à l'issue de sa victoire sur Seppi. Il ne me parle pas directement mais nous sommes toujours en contact. Il m'aide énormément. Je pense que je n'aurais pas accompli tout ce que j'ai fait sans lui. Il m'aide énormément, je suis très reconnaissant qu'il soit là. »

Mais chez les Korda la petite balle jaune n'est pas la seule à être à l'honneur lors des rares réunions familiales. Si le papa, la maman - Regina Kordová est ancienne joueuse de tennis également - et le petit dernier de la famille ont choisi les courts de tennis, les deux filles ont, elles, privilégié les grands espaces et les greens de golf. Avec un certain talent également puisque Jessica, 27 ans, et Nelly, 22 ans, sont des golfeuses réputées du circuit américain. Tout comme Isabelle Lendl, l'une des cinq filles d'Ivan, triple vainqueur de Roland-Garros.

« Mes grandes sœurs m'inspirent, elles réalisent une bonne saison aussi, poursuit le benjamin de la famille. Nous sommes toujours en contact. On parle toujours de la façon dont nous pouvons nous améliorer. Mes sœurs m'aident beaucoup et je les aide beaucoup. » Même s'il estime avoir un bon swing - « je suis plutôt bon mais la dernière fois que j'ai battu mes sœurs, je devais avoir 11 ans »-, Sebastian ne regrette pas d'avoir suivi les traces de ses parents. Jusqu'où ?