Roland-Garros : Alizé Cornet au rendez-vous

La n°52 mondiale a battu sa compatriote Chloé Paquet pour son entrée en lice. Elle affrontera la Chinoise Zhang au deuxième tour

 Alizé Cornet a su faire abstraction du contexte pour dérouler son match face à Chloé Paquet.
Alizé Cornet a su faire abstraction du contexte pour dérouler son match face à Chloé Paquet. AFP/Martin Bureau

Alizé Cornet n'a pas raté ses débuts sur le Central de Roland-Garros. La n°52 mondiale, qui partage ses impressions pour Le Parisien pendant cette quinzaine, a dominé sa compatriote Chloé Paquet (6-3, 6-2) en moins d'une heure trente. Malgré la tension, la Niçoise est parvenue à maîtriser ses nerfs. Et oublier le contexte si particulier de ce Roland-Garros spécial Covid.

« On commence à s'habituer, souffle-t-elle. A l'US Open (NDLR : où elle a atteint les 8e), jouer sur un court Arthur-Ashe vide ça fait un choc, car c'est encore plus grand qu'ici. En plus, il y avait quelques personnes disséminées ici et là. En fait, j'étais si concentrée sur mon match que je n'ai même pas remarqué les tribunes. Il n'y a que mon clan qui comptait. »

Avec son expérience, la jeune femme connaît bien le public parisien. Et sait qu'il peut être une arme à double tranchant. « Il est arrivé que la foule devienne folle et me porte, se souvient-elle et d'autres fois où ça mettait tellement de pression que ça m'enfonçait. Le public français est exigeant et difficile à conquérir. Ils peuvent être durs si tu ne joues pas à ton meilleur niveau. »

En tout cas, Cornet apprécie les deux innovations majeures de l'année à Paris : le toit et l'éclairage. « C'est quand même hyper confortable de savoir que quand on rentre sur le Philippe-Chatrier, on est sûrs de finir notre match, lance-t-elle. Quand on doit arrêter à un set partout, rentrer dormir en plein match et revenir jouer une manche le lendemain, c'est invivable. Là on a moins d'incertitude. »

L'Azuréenne, qui affrontera la Chinoise Zhang (tombeuse de la tête de série n°12 Madison Keys) au deuxième tour, aura le sommeil léger… jusqu'à son prochain test PCR. « C'est bon, là je suis tranquille pour trois jours, sourit-elle. Mais j'ai hâte que tout ça se termine car c'est hyper anxiogène. Déjà qu'on est tous tendus comme des arbalètes… »