FFT : Gilles Moretton, le nouveau patron, veut «rassembler la famille du tennis»

Elu samedi après-midi à la tête de la Fédération française de tennis, le dirigeant insiste sur la nécessité de «bâtir une Fédération nouvelle», en s’appuyant sur des personnages comme Deblicker, Clément et Borfiga.

 Gilles Moretton a été confortablement élu avec plus de 60 % des suffrages.
Gilles Moretton a été confortablement élu avec plus de 60 % des suffrages. PRESSE SPORTS/Pierre Lahalle

Sans surprise, Gilles Moretton a été élu ce samedi en fin d'après-midi à la tête de la Fédération française de tennis (FFT). Sa liste « Ensemble Pour un Autre Tennis » a recueilli 5 648 voix (soit 61,20 %) contre 3 581 voix (soit 38,80 %) pour « Agir et Gagner 2 024 », emmenée par le sortant Bernard Giudicelli.

« Le score est très révélateur d'un vote sanction important », glisse le Lyonnais, qui a passé l'essentiel de son point presse en visioconférence à marteler le mot fédérer. « L'ambition première, c'est de rassembler une famille divisée, a-t-il expliqué. Il y a quatre ans, il y a très vite eu des clans, aucune passerelle. Je souhaite bâtir une fédération nouvelle, réinventer un modèle. Ma volonté, c'est de m'entourer et, ma force, c'est de la faire avec les bonnes personnes. Je n'ai pas la science infuse. Il va falloir qu'on s'écoute et qu'on bâtisse ensemble le renouveau… »

L'ancien joueur, chef d'entreprise et dirigeant de l'ASVEL a défini trois priorités pour son arrivée avant d'examiner en profondeur, voire de remettre à plat, les dossiers en cours : l'écoute des clubs dans une période où il ne comprend guère l'interdiction de la pratique en intérieur, la tenue de Roland-Garros et la mise en place de tout ce qui peut concourir à la rénovation du sport.

«Je ne ferai jamais de récupération…»

Sans dévoiler d'organigramme, le nouveau patron de la FFT a donné quelques noms sur lesquels il compte s'appuyer et qui « incarnent l'avenir, pour avoir les meilleurs joueurs à leur poste ». Heureux responsable du tennis canadien, où il a vu éclore Auger-Aliassime, Shapovalov ou Andreescu, Louis Borfiga, 66 ans, devrait intervenir comme conseil dont les contours ne sont pas encore tracés. Ancien directeur des entraîneurs nationaux à l'INSEP, Borfiga a quitté l'Hexagone en 2006 pour aller faire des miracles de l'autre côté de l'Atlantique.

Figure emblématique de la campagne, Arnaud Clément aura un rôle à jouer. Même si rien n'est officiel, Amélie Oudéa-Castera, elle, est déjà promise au poste de directrice générale. S'il n'a pas été cité, Eric Deblicker, ancien conseiller spécial de Bernard Giudicelli, est très présent auprès du boss. Un premier comité exécutif est prévu ce dimanche soir.

En attendant, Moretton a célébré sa victoire… par une ultime défaite tricolore de Mladenovic à Melbourne, où tous les Bleus ont disparu avant les 8es de finale. « Je ne ferai jamais de récupération en m'attribuant tel ou tel résultat, glisse-t-il dans un énorme clin d'œil à son prédécesseur. J'ai plutôt de la compassion pour nos joueurs. Je ne vais pas claquer dans les doigts, je ne suis pas magicien. A nous de modifier la philosophie de cette DTN… »