Tournoi des Six Nations : «On espère que tout sera réuni pour jouer dans les meilleures conditions»

Les Bleus se préparent dans leur bulle sanitaire à Nice en vue de leur premier match contre l’Italie, même si un doute subsiste sur la tenue du Tournoi. A l’image de ses partenaires, le talonneur Julien Marchand se montre pragmatique.

 Julien Marchand et le XV de France ont pris les mesures nécessaires pour éviter l’apparition du virus au sein du groupe.
Julien Marchand et le XV de France ont pris les mesures nécessaires pour éviter l’apparition du virus au sein du groupe. Icon Sport/Aude Alcover

La bulle est hermétique mais elle laisse passer les rayons du soleil. Les trente-sept Bleus qui se sont retrouvés lundi à Nice afin de préparer le premier match du Tournoi des Six Nations, samedi 6 février à Rome contre l'Italie, n'ont pas encore attaqué les choses sérieuses. Pour le moment, ils ont pris leurs marques et se sont attelés à récupérer des forces après la journée de Top 14 du week-end dernier. Là, sur cette Promenade des Anglais, où tout avait commencé il y a un an tout juste pour cette nouvelle génération dirigée par Fabien Galthié.

« C'étaient des retrouvailles très naturelles, raconte le talonneur Julien Marchand. Il y a un an cela avait été une semaine très importante. On avait beaucoup travaillé. » Son compère du Stade toulousain, le pilier Cyril Baille, appuie : « C'était une nouvelle aventure, on avait appris à se connaître. L'histoire a démarré là. Donc on est content d'y revenir et on mesure la chance qu'on a d'être tous ensemble. »

Même pas l'ombre d'une inquiétude dans ce ciel azur malgré les doutes qui subsistent quant à la tenue des rencontres face à l'Irlande et aux nations britanniques en raison de la pandémie? « On ne peut rien y faire, répond Marchand. Ce n'est pas nous qui décidons et on ne peut pas savoir à l'avance ce qu'il va se passer. Alors on se concentre sur nous, sur notre premier match en Italie. On espère que tout sera réuni pour jouer dans les meilleures conditions pour la santé de chacun. On fait confiance aux personnes qui gèrent tout cela. » Le trois-quarts centre Arthur Vincent ne dit pas autre chose. « On peut s'entraîner, pratiquer notre sport, souligne-t-il. C'est un privilège, une chance. On se doit de respecter le protocole. »

«Cela change de Marcoussis, le climat est plus agréable»

Masque dans tous les lieux de vie, tests avant le stage puis deux fois par semaine, chambres individuelles, salle de musculation désinfectée tous les jours, places attribuées dans le bus, interdiction de sortir de la bulle… Tout est réglé pour éviter l'apparition du virus. « L'hôtel est réservé pour nous, précise l'arrière Brice Dulin. Le soleil donne sur les terrasses. A part le fait que l'on n'a pas le droit de sortir, tout est très bien. Cela change de Marcoussis (NDLR : le centre d'entraînement du XV de France dans l'Essonne). Le climat est plus agréable. Cela permet au corps et à la tête de se régénérer plus vite. »

A 30 ans, le Rochelais (31 sélections), qui avait passé trois saisons loin des Bleus avant de les retrouver l'automne dernier, fait figure d'ancien. « Il est plus facile de revenir dans une équipe qui enchaîne les performances, sourit-il. Après des années de disette, quelque chose s'est créé. Une nouvelle dynamique s'est enclenchée. C'est un tout. Le groupe vit bien parce qu'il y a des victoires. Pour moi, il y a énormément de plaisir. »