Tournoi des Six Nations : les Gallois prennent la tête, l’Angleterre s’impose sans briller

Le Pays de Galles a enregistré ce samedi un deuxième succès en deux matchs en s’imposant en Ecosse au terme d’une partie brouillonne (25-24). De leur côté, les Anglais ont dominé les Italiens (41-18) sans convaincre.

 Malgré un meilleur début de match de l’Ecosse, les joueurs du Pays de Galles l’ont emporté et pris la tête du classement par la même occasion.
Malgré un meilleur début de match de l’Ecosse, les joueurs du Pays de Galles l’ont emporté et pris la tête du classement par la même occasion. AFP/Andy Buchanan

Le rugby européen ne va pas très fort. Avant Irlande - France ce dimanche (16 heures), Ecossais, Gallois, Anglais et Italiens ont rendu des copies brouillonnes, truffées de fautes et d'approximations. Les Gallois se sont imposés en Ecosse (25-24) et les Anglais ont dominé les Italiens (41-18). Un samedi sans saveur.

Les Ecossais indisciplinés

Ils avaient déjà battu les Irlandais (21-16) le week-end dernier en jouant l'essentiel du match à 15 contre 14, cette fois les Gallois se sont retrouvés en supériorité numérique à la 54e minute après une expulsion du pilier écossais Fagerson pour le même motif : un déblayage au niveau de la tête d'un joueur gallois. Même punition pour les Ecossais que pour les Irlandais une semaine plus tôt : une défaite (25-24) malgré un meilleur début de match.

Le Pays de Galles, équipe très brouillonne, sans doute la plus faible des nations britanniques actuellement, réussit tout de même à empocher un deuxième succès de rang dans ce Tournoi et à prendre la tête du classement avant le résultat des Tricolores en Irlande. Seul intérêt de cette rencontre à Murrayfield, le stade d'Edimbourg cerné par la neige : le chassé-croisé a maintenu du suspense.

L'Angleterre laborieuse

Battue chez elle par l'Ecosse (11-6) pour la première fois depuis 38 ans la semaine dernière, l'Angleterre s'est relancée en empochant le bonus offensif contre l'Italie (41-18) à Twickenham, mais elle n'a pas convaincu pour autant. Loin de là. Les joueurs d'Eddie Jones se sont une nouvelle fois montrés poussifs, sans inspiration, brouillons et indisciplinés. Ils n'avaient rien des vice-champions du monde en titre qu'ils sont.

Avec 14 passes ratées et 18 fautes de main, mais aussi 12 pénalités concédées, les Anglais ont rendu ce match haché et sans rythme. Seul véritable éclair, un essai inscrit de manière acrobatique par l'ailier Johnny May, le long de la ligne de touche, son 32e sous le maillot blanc (20-8, 40e). Il est devenu ainsi le deuxième meilleur marqueur d'essai de l'histoire pour l'Angleterre, mais encore loin du détenteur du record, Rory Underwood avec 49.