Tournoi des Six Nations : le XV de France va-t-il enfin s’offrir une nouvelle victoire ?

Favoris du Tournoi avec les Anglais, les Bleus, qui démarrent ce samedi en Italie, peuvent viser la victoire finale. Un succès qui les fuit depuis 2010.

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 Onze ans après leur dernier sacre, les Bleus d’Antoine Dupont visent la victoire pour ce nouveau Tournoi des Six Nations.
Onze ans après leur dernier sacre, les Bleus d’Antoine Dupont visent la victoire pour ce nouveau Tournoi des Six Nations. AFP/Franck Fife

C'est devenu la question qui taraude le rugby hexagonal, mais que ce XV de France lui permet de nouveau de poser à haute voix. Onze ans après leur dernier sacre, les Bleus se lancent avec appétit dans un Tournoi des Six Nations où le déplacement samedi (15h15) en Italie, qui n'a plus gagné de match dans la compétition depuis 2015, doit servir de mise en jambes avant un programme plus corsé.

Après une décennie cauchemardesque, jalonnée de beaucoup de revers, quelques sursauts mais jamais vraiment rien de très enthousiasmant sur le long terme, la France a retrouvé de l'allant dans la foulée de l'intronisation de Fabien Galthié à sa tête après le Mondial 2019. « La saison 1 », comme le staff se plaît à la qualifier, a été marquée par une deuxième place dans le Tournoi — remportée par l'Angleterre au point-average — des succès sur toutes les grosses nations et seulement deux revers, en Ecosse (28-17) et à Twickenham (22-19, a.p) avec une équipe de réservistes en finale de la Coupe d'automne des nations. Du jeu, des cadres qui s'affirment et des matchs dont on prend enfin plaisir à revoir les actions. De quoi enrichir le palmarès?

« La France a tout ce qu'il faut pour battre tout le monde dans ce Tournoi, juge l'ancien trois-quarts italien et joueur du Stade Français Mirco Bergamasco. Il y a l'état d'esprit, qui est très important, mais aussi des moyens humains. Un joueur comme Antoine Dupont, je ne vois pas mieux que lui à son poste. Même ailleurs, tu as l'impression que si tu blesses un titulaire, il y en a un tout aussi bon qui arrive et avec en plus l'envie de s'imposer dans le XV de départ. »

Deux déplacements difficiles au programme

Signe que les Bleus inquiètent ? La manière dont ses adversaires se sont empressés de les couvrir de louanges dans les jours qui ont précédé le Tournoi. « La France a fait d'énormes efforts pour changer. Ils ont désormais un groupe stable avec des joueurs de classe mondiale », souligne le sélectionneur gallois Wayne Pivac, dont les hommes ont subi la loi du XV de France à deux reprises en 2020. « Ils sont très dangereux et ont réussi à développer une forme de continuité. Je m'attends à ce qu'ils soient encore plus dangereux cette année », estime son alter ego irlandais, Andy Farrell.

Année impaire oblige, c'est justement sur la pelouse du XV du Trèfle dans une semaine, où les Bleus n'ont plus gagné depuis 2011, et en Angleterre en mars que se jouera probablement ce Tournoi pour Charles Ollivon et ses partenaires. Des voyages compliqués, mais que les contraintes sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19 vont faciliter en vidant l'Aviva Stadium et Twickenham de ses supporters. « Je n'en suis pas là, souffle le capitaine tricolore, interrogé ce vendredi sur la déception que représenterait une nouvelle année sans titre. Penser à la victoire finale, peut-être qu'on l'a dans la tête. Mais aujourd'hui, on est focus sur l'Italie. » La première étape d'un sans-faute historique ?