Tournoi des Six Nations : le variant anglais met les Bleus KO

Le comité des Six Nations décidera ce mercredi du maintien de France-Ecosse prévu ce dimanche ou de son report d’une semaine, alors qu’une vague de contaminations au Covid-19 frappe les Bleus.

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 Antoine Dupont touché par le Covid, le demi de mêlée Baptiste Serin devrait le remplacer face à l’Ecosse. Si la rencontre a bien lieu.
Antoine Dupont touché par le Covid, le demi de mêlée Baptiste Serin devrait le remplacer face à l’Ecosse. Si la rencontre a bien lieu. Icon Sport/Anthony Dibon

Un Anglais vient au secours des Ecossais. Il n'est pas rugbyman. C'est un virus. Covid-19 version variant britannique. Il a trouvé domicile à Marcoussis (Essonne) où les Bleus se préparent et il menace sérieusement leur avenir proche. France-Ecosse aura-t-il lieu ce dimanche au Stade de France? Pas sûr. L'hémorragie virale qui essore les Tricolores se propage comme bon lui semble.

Dix joueurs sont sur le carreau, asymptomatiques mais d'ores et déjà forfaits pour le troisième match du Tournoi des Six Nations après les succès en Italie (50-10) et en Irlande (15-13) : le capitaine Ollivon, le super héros Dupont, et puis Villière, Marchand, Haouas, Vincent, Dulin, Baille, Taofifenua, Mauvaka. Quatre membres du staff, le sélectionneur Galthié, ses adjoints Servat, Ghezal, et un préparateur physique resté anonyme sont également à l'isolement. Et Pesenti, le troisième ligne de Pau qui devait arriver parmi les renforts à Marcoussis, s'est ajouté à la liste…

Les réunions de crise se multiplient. Le Comité des Six Nations a annoncé ce lundi que la question du report du match se posait. « Le TOG (Groupe de surveillance des tests des Six Nations) se réunira à nouveau mercredi soir pour examiner la situation. Une décision quant au match France-Ecosse sera prise, indique le communiqué. Si la décision devait aller dans le sens d'un report, le match serait planifié à la date la plus proche possible. » Le week-end suivant a priori. Seulement si des cas positifs supplémentaires sont révélés. Sinon, la rencontre sera maintenue ce dimanche.

Est-ce bien raisonnable ? Affronter l'Ecosse avec une équipe constituée à la hâte, sans huit de ses titulaires, avec trois jours d'entraînements collectifs seulement à partir de ce mercredi sert-il la crédibilité de ce sport et du Tournoi ? Et encore faut-il espérer qu'aucun cas positif ne vienne s'ajouter chez les Tricolores les heures précédant le match. « C'est notamment pour cela que j'ai recommandé de le reporter », souligne l'infectiologue Eric Caumes qui fait partie de la cellule médicale chargée de veiller sur le XV de France.

La bulle sanitaire autour des Bleus a bel et bien été percée en effet et les premiers cas positifs, Galthié et Servat, sont apparus en début de semaine dernière. Malgré le cluster naissant, les joueurs ont été renvoyés dans leur famille, mercredi. Au risque de contaminer leurs proches et de revenir avec le virus quatre jours plus tard à Marcoussis. Pourtant, le mot d'ordre autour du XV de France, c'est « pour le moment tout va bien ». Or, tout ne va pas bien.

Laporte convoqué par la ministre des Sports pour s'expliquer

Le protocole sanitaire si strict mis en place par les différentes fédérations du Tournoi qui avait incité le gouvernement à donner son feu vert pour la participation à la compétition a connu une sérieuse entorse. D'ailleurs, la ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu a sollicité un entretien avec le président de la FFR Bernard Laporte ce lundi. Selon nos informations, elle l'a questionné notamment sur le respect des exigences sanitaires formulées par les autorités pour autoriser la tenue du Tournoi.

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« Aujourd'hui, on est prêts à jouer le match avec les joueurs qui sont dans la bulle, a assuré le vice-président Serge Simon ce lundi soir dans l'émission « Tout le sport » sur France 3. C'est un obstacle de plus, on va le passer. Pour moi, il y a 100 % de chances de jouer dimanche et je l'espère d'être victorieux. » Le variant anglais, lui, ne pense peut-être pas la même chose.