Tournoi des Six Nations : ce que les Bleus doivent retenir de leur démonstration italienne

Faciles vainqueurs des Transalpins samedi pour leur entrée dans le Tournoi (50-10), les Bleus vont se servir de ce match pour préparer le périlleux déplacement en Irlande dans une semaine.

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 Arthur Vincent (de dos) célèbre avec Gabin Villiere (au centre) et Teddy Thomas le troisième essai des Bleus contre l’Italie samedi à Rome.
Arthur Vincent (de dos) célèbre avec Gabin Villiere (au centre) et Teddy Thomas le troisième essai des Bleus contre l’Italie samedi à Rome.  AFP/Filippo Monteforte

La chaleur printanière incitait à la promenade samedi à Rome. Et le XV de France ne s'est pas privé de profiter de l'hospitalité italienne. Larges vainqueurs de la Squadra Azzura samedi (50-10), les Bleus ont parfaitement réussi leur déplacement et leur entrée dans le Tournoi des Six Nations. Au-delà des quarante points d'écart, plus importante différence entre les deux formations depuis 2009, voici ce qu'il faut retirer de ce facile succès inaugural avant de se rendre à Dublin dimanche prochain.

Un réalisme décisif

Froid et clinique. Dans le sillage d'un Antoine Dupont encore très inspiré, le XV de France s'est méthodiquement engouffré dans les failles laissées par la défense italienne. En contre et grâce à la vitesse de Teddy Thomas ou Gabin Villière, les Bleus ont sonné des adversaires qui ont pourtant eu 57 % de possession et passé plus de temps qu'eux dans le camp adverse.

« Dans notre préparation, nous avons mis l'accent sur le fait que chaque point compte », insiste le manager des Bleus Raphaël Ibanez. « C'est hyper important de ne pas passer à côté de la moindre occasion d'essai, appuie, le troisième ligne Dylan Cretin, premier Français à pénétrer dans l'en-but italien samedi. On s'est dit tout au long du match qu'il ne fallait rien lâcher là-dessus. »

Une défense concentrée, mais encore à peaufiner

C'est la grosse satisfaction du jour. Même dominés comme au cœur de la première période, les hommes de Fabien Galthié ont fait preuve d'assez de solidité pour finalement n'encaisser qu'un seul essai. L'an dernier, les Bleus en avaient pris trois au Stade de France face au même adversaire, reparti de Saint-Denis avec 22 points inscrits. Ces largesses avaient pesé lourd dans un Tournoi où les Français avaient fini deuxièmes à cause d'un point-average plus mauvais que les Anglais.

« On les a respectés jusqu'au bout, c'était important. C'est important pour la suite de gagner sur un écart comme ça », souligne l'ailier Gabin Villière. « On a su garder la tête froide face à leurs enchaînements, puis revenir chez eux et se montrer incisifs », poursuit Dylan Cretin. Attention toutefois, car les Irlandais sauront mieux exploiter les intervalles trouvés parfois trop facilement par les Italiens.

Une discipline qui s'améliore, mais…

C'était l'un des axes de travail du stage de préparation à Nice, où le staff a fait intervenir l'ancien arbitre Jérôme Garcès. Attendus sur la discipline après un automne compliqué dans ce secteur, les Bleus ont été pénalisés à neuf reprises. C'est bien moins que les 16 coups de sifflet défavorables contre les Gallois en octobre, mais ça n'est pas encore ça, d'autant que le XV de France avait déjà été pénalisé à cinq reprises après un peu plus de 20 minutes de jeu samedi.

« On fait encore trop de fautes à mon goût, ça leur donne des ballons qu'ils ne doivent pas avoir, regrette Dylan Cretin. Il faut éliminer ça de notre jeu. » « C'est toujours difficile de trouver l'équilibre entre l'engagement, la férocité et le contrôle, estime Fabien Galthié. Nous pensons que ce point va s'améliorer de manière exponentielle, petit à petit, à force de travail. » Confirmation des progrès espérée à Dublin dimanche.