Top 14 : qui veut de Teddy Thomas ?

Libéré par le Racing en juin prochain, l’ailier international, qui prépare le Tournoi des Six Nations avec le XV de France, n’a toujours aucune piste pour rebondir.

 Teddy Thomas (ici à Jean-Bouin en 2019) ne portera plus les couleurs du Racing 92 la saison prochaine. Mais pour autant les clubs désireux et capables d’enrôler l’ailier international ne se bousculent pas.
Teddy Thomas (ici à Jean-Bouin en 2019) ne portera plus les couleurs du Racing 92 la saison prochaine. Mais pour autant les clubs désireux et capables d’enrôler l’ailier international ne se bousculent pas.  LP/Icon Sport/Sandra Ruhaut

Il devrait n'avoir que l'embarras du choix, crouler sous les offres, peiner à se décider. Mais sur sa table de chevet, Teddy Thomas n'a pas le moindre contrat à consulter. A 27 ans, l'ailier international (22 sélections) qui prépare à Nice le premier match du XV de France dans le Tournoi des Six Nations ce samedi à Rome contre l'Italie, ne sait pas de quoi sera fait son avenir. Le Racing, son club depuis sept ans, lui a fait savoir qu'il ne comptait pas lui proposer une prolongation après la fin de son contrat en juin prochain. Les premiers signes de divorce remontent à l'été dernier. A l'époque, les dirigeants franciliens ne montrent pas un grand enthousiasme au moment d'entamer les discussions. Choix sportif? Manque d'atomes crochus entre les deux parties? Tout se mêle et aboutit à la séparation.

Teddy Thomas ne traversera plus les pelouses maillot ciel et blanc sur le dos. Plus de sprints ravageurs, de débordements ou de crochets venus d'ailleurs, plus d'exploits ballon en mains ni d'errances en défense, ces contrastes qui en font un joueur à part. L'un des tout meilleurs de l'Hexagone, l'un des plus spectaculaires.

Les transferts au point mort

Sous quelle tunique alors va-t-on le revoir la saison prochaine ? Celle du Stade toulousain, qui semblait intéressé il y a quelques mois ? Le champion de France en titre n'envoie plus aucun signe depuis de longues semaines. Et les autres ? Les gros bras ? Les gros chéquiers ? Personne ne bouge, ne se manifeste. « Recruter un international, ça veut dire embaucher un joueur qui sera absent douze matchs dans la saison, soupire un dirigeant du Top 14. Ce n'est pas simple. »

Dans le contexte lié à la pandémie de Covid-19, les clubs, impactés par les huis clos, comptent leurs sous. Toute dépense est pesée, soupesée. Personne n'ose trop se projeter, prendre le moindre risque. Le marché ne s'emballe pas, loin de là. Les transferts sont au point mort. Les internationaux ne sont plus les rois du monde. Le salaire de Teddy Thomas (un peu moins de 30 000 euros par mois), même s'il est dans la moyenne de ceux de ses coéquipiers tricolores, apparaît comme un obstacle. Alors, l'ailier formé à Biarritz va sans doute devoir prendre le large. L'Angleterre? L'hémisphère Sud? Le Japon? Aucune piste n'a encore vu le jour.