Top 14 : le Stade Français se sort du piège castrais avec le bonus en prime

Dans le dernier match de la 15e journée, ce dimanche soir, les Parisiens ont livré une partie sans grande envolée mais sérieuse (29-9) face aux Castrais, véritables épouvantails à l’extérieur.

 Pablo Matera félicité par Arthur Coville, Yoann Maestri et son compatriote Marcos Kremer.
Pablo Matera félicité par Arthur Coville, Yoann Maestri et son compatriote Marcos Kremer.  LP/Icon Sport/Anthony Dibon

La forteresse de Jean-Bouin s'est encore une fois refusée au Castres Olympique. Depuis la création du Top 14, jamais la formation le CO n'est parvenue à s'imposer dans la capitale. Paris a prolongé la tradition (victoire 29-9) et un bonus offensif arraché à la sirène.

Si le Stade Français, 5 e formation du championnat à domicile (5 victoires, 2 défaites) peut s'enorgueillir d'avoir stoppé l'hémorragie avec trois défaites sur les cinq dernières rencontres, la manière a longtemps laissé à désirer. La rencontre, décalée à 21 heures après l'annulation de l'affiche La Rochelle-Toulouse pour cause de Covid-19, n'a pas soulevé l'enthousiasme. Au classement, les hommes du manager Gonzalo Quesada, privés de Gaël Fickou retenu avec les Bleus et Nicolas Sanchez (discipline), se rapprochent à trois points du top 6.

Ce qu'il faut retenir

Le Stade Français se méfiait d'une formation castraise très à l'aise à l'extérieur et qui voyage plutôt bien cette saison (4 victoires, 3 défaites et un nul). Les Tarnais restaient notamment sur un succès probant à Lyon (15-14) en début d'année. Et la mise au repos des cadres castrais lors du déplacement à Clermont la semaine dernière (19-59) laissait entendre qu'ils avaient ciblé le déplacement dans la capitale.

Cette méfiance des deux équipes explique sans doute le jeu restrictif longtemps pratiqué sur la pelouse de Jean-Bouin. Peu de jeu à la main et beaucoup de coups de pied. Après avoir insisté dans un jeu d'avants stérile, les Parisiens finissent par envoyer et trouvent l'ouverture par Matera bien lancé par Coville (8-3, 30e). Globalement supérieurs en mêlée fermée et dans l'impact, les coéquipiers du capitaine Paul Alo-Emile regagnent les vestiaires avec une petite marge (13-3).

La bruine qui s'installe dans le ciel parisien après la pause n'incite guère au jeu de passe. Dans une des rares incursions parisiennes ballon en main, Matera se rend coupable d'un en-avant (59e). C'est finalement en conquête (mêlée et touche) que le succès s'est dessiné, à l'image de cette poussée sur introduction castraise (65e) ou de cette touche chipée sur lancer adverse (68e). Rien de bien flamboyant, mais l'essentiel était sans doute dans la capacité à perturber une formation castraise pénible à jouer loin de ses bases. Heureusement, le revenant Sekou Macalou a fait parler ses qualités de finisseur pour aplatir et donner de l'air à ses coéquipiers (24-9, 76e) avant de leur offrir le bonus (29-9).

Le joueur : Sekou Macalou

On ne pouvait pas le rater avec ses chaussures jaune fluo. A la 50e minute le numéro 8 parisien dispute ses premières minutes de jeu en 2021 sous le maillot parisien. Blessé avec l'équipe de France lors de la finale de la coupe des Nations (22-19, a.p), le 6 décembre dernier, le natif de Sarcelles avait sans doute des fourmis dans les jambes. Discret, il s'est cantonné aux tâches obscures avant de récupérer un en-avant du Castrais Laporte sur la réception d'un coup d'envoi (24-9, 76e) et de doubler son capital essai dans le match à la sirène (29-9). L'essai du bonus.

Le chiffre : 1

Pablo Matera a inscrit son premier essai avec le Stade Français cette saison, parfaitement lancé par Arthur Coville (30e, 8-3). Le troisième ligne argentin débloque son compteur après une période difficile marquée par la controverse née de ses anciennes déclarations sur Twitter. Le capitaine des Pumas pense avoir réussi le plus dur, mais il va écoper d'un carton jaune au retour des vestiaires pour une faute au sol (42e).