Top 14 : écrasé par Bordeaux-Bègles, le Stade Français en plein naufrage

Les joueurs de la capitale ont été surclassés (44-6) ce samedi sur la pelouse de Bordeaux-Bègles. Ils manifestent, décidément, une incroyable fragilité à l’extérieur.

 Le manager parisien Gonzalo Quesada a passé un mauvais moment sur la pelouse de Bordeaux-Bègles.
Le manager parisien Gonzalo Quesada a passé un mauvais moment sur la pelouse de Bordeaux-Bègles. AFP/Pascal Guyot

Gonzalo Quesada avait le visage des mauvais jours. Une réaction compréhensible. Ses joueurs ont été dominés, concassés (44-6), ce samedi après-midi, à Bordeaux-Bègles lors de la 16e journée de championnat.

Ce qu'il faut retenir

Difficile de se remettre la tête à l'endroit après une telle entame de match. On se doutait que la mission s'annonçait compliquée pour des Parisiens, privés de nombreux cadres - Fickou, retenu avec le XV de France pour le voyage en Irlande, Macalou (commotion), Burban (épaule), Danty (cuisse), Waisea et Delbouis -, mais elle s'est transformée en véritable cauchemar.

Rapidement dépassés par le rythme des Bordelais et auteurs de trop nombreuses erreurs provoquant des pénalités, les Stadistes étaient déjà dominés de 16 longueurs après seulement 14 minutes (16-0, 14e).

Les Parisiens se montrent enfin conquérants après le quart d'heure de jeu et leur première incursion dans le camp adverse fait mouche puisqu'elle se conclut par une pénalité de Joris Segonds des 35 mètres (16-3, 18e). Mais l'espoir est de courte durée. Le Bordelais Ben Botica ne tremble pas et réalise un sans-faute face aux poteaux.

Des pénalités qui agacent Arthur Coville. « On leur donne tout, tous les week-ends on se répète, on commet les mêmes fautes bêtes, peste le demi de mêlée à la mi-temps au micro de Canal +. Partir à 13-0, on se met une balle dans le pied. Il ne faut plus leur donner de points. »

Son discours ne sera pas suivi d'effets. La seconde période tournera à la correction. Les hommes de Christophe Urios poursuivent leur domination et perforent la défense parisienne. Bordeaux, qui enchaîne avec un 6e succès de suite et décroche le bonus offensif dans les dernières secondes, enfonce un peu plus les Parisiens (44-6).

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Le début d'année du Stade est en effet bien triste avec 4 défaites en 6 matchs. Et l'espoir d'accrocher les phases finales à la fin de la saison s'amenuise journée après journée.

Le joueur : Joris Segonds

Difficile de trouver un joueur à sortir du lot dans un tel naufrage collectif. Auteur de deux pénalités, Joris Segonds a essayé de maintenir l'espoir des Parisiens mais son manque de vista dans le jeu à la main n'aura finalement pas aidé les siens. « Prendre 50 points (NDLR : 44 en fait) ça fait mal, il va falloir se relever, prévient le demi d'ouverture parisien au micro de Canal +. Il faut se remonter les bretelles entre nous, ça commence à être long. Si on veut accrocher le top 6, il faut battre ces équipes et réaliser un sans-faute jusqu'à la fin. »

Le chiffre : 7

Comme le nombre de défaites des Parisiens en déplacement. Le Stade Français n'a plus gagné hors de ses terres depuis quatre mois. Après avoir entamé la saison par deux succès à Castres (16-22, 1re journée) et Agen (3-20, 3e journée), le club de la capitale a enchaîné avec 7 revers en autant de voyages. Les Parisiens termineront leur road trip de 3 déplacements de suite la semaine prochaine avec un voyage délicat à La Rochelle.

Bordeaux-Bègles - Stade Français : 44-6

Mi-temps : 22-6

Spectateurs : huis clos

Arbitres : M. Minery.

Bordeaux-Bègles. Quatre essais : Cazeaux (9e), Botica (49e), Lam (55e), Buros (80e) ; six pénalités : Botica (7e, 11e, 14e, 22e, 40e + 2, 43e), ; trois transformations : Botica (9e, 50e, 80e).

Stade Français. Deux pénalités : Segonds (18e, 26e).