Coupe d’Europe de rugby : le Racing 92 a beaucoup appris de ses deux finales perdues

Le club francilien, opposé aux Anglais d’Exeter ce samedi, espère avoir tiré les enseignements de ses deux revers pour ses deux premières finales européennes en 2016 et 2018.

 Par deux fois, les Franciliens ont frôlé le sacre européen, mais la stratégie payante des Saracens en 2016 et le froid réalisme du Leinster deux années plus tard ont fracassé leurs rêves.
Par deux fois, les Franciliens ont frôlé le sacre européen, mais la stratégie payante des Saracens en 2016 et le froid réalisme du Leinster deux années plus tard ont fracassé leurs rêves. LP/Icon Sport/Sandra Ruhaut

Ces finales restent en travers de la gorge des joueurs du Racing 92. Par deux fois, les Franciliens ont frôlé le sacre européen, mais à deux reprises la stratégie payante des Saracens en 2016 et le froid réalisme du Leinster deux années plus tard ont fracassé leurs rêves. Retour sur deux expériences douloureuses qui ont permis à l'effectif dirigé par le manager Laurent Travers d'acquérir la fameuse expérience indispensable pour grimper la dernière marche.

2016 : une erreur stratégique

Toutes les planètes étaient alignées cette année-là. Le club francilien possédait avec le Néo-Zélandais Dan Carter, double champion du monde avec les All Blacks, un homme d'expérience. Qui plus est la finale se déroulait en France à Lyon dans le nouveau stade construit pour l'Euro de football. Mais rien ne va se dérouler comme prévu. Les Saracens dominateurs en mêlée, étouffent leur adversaire, appliquent un rugby chirurgical et repoussent inlassablement les vagues bleues et blanches. Victoire 21-9 sans un seul essai marqué de part et d'autre.

« On a été battus dans la stratégie, se souvient Maxime Machenaud. On se rappelle très bien de cette finale où ils nous ont acculés dans notre camp, ils nous ont mis énormément de pression. (Malgré) les conditions climatiques (fortes pluies), ils n'ont pas été plus forts dans le jeu mais stratégiquement. »

Le demi de mêlée, qui sera remplaçant ce samedi à Bristol, ajoute : « C'est à partir de ce moment-là qu'on a su que quand on respectait une stratégie et qu'on était sûrs de nos forces, on pouvait gagner ».

Les meilleurs moments de la finale

2018 : une défaite sur le fil

La finale se déroule cette année-là à Bilbao. Encore sous la pluie. Les joueurs du Racing qui pénètrent sur la pelouse avec un béret basque sur la tête, effectuent la course en tête tout au long de la partie parvenant à contenir les assauts du Leinster irlandais et de leur maître à jouer Jonathan Sexton, revenu du Racing après une expérience ratée en France entre 2013 et 2015. Mais l'indiscipline va coûter cher.

La suite c'est le capitaine Henry Chavancy qui la raconte : « On menait à cinq minutes de la fin et on prend deux pénalités qui nous font perdre le match (15-12). On a vraiment travaillé très dur pour que, cette fois-ci, les détails soient en notre faveur ».

Un sentiment partagé par Machenaud. « Avec l'expérience de deux finales perdues, on espère ne pas réitérer les mêmes erreurs et que cela tourne en notre faveur samedi. »

La finale de 2018