Ligue 2 : «On a l’équipe pour se sauver», assure le président de Chambly

En dépit des débuts mitigés du club, Fulvio Luzi ne compte pas recruter avant le fin du mercato, le 5 octobre. Au-delà des impératifs économiques, il croit en la capacité de son groupe à décrocher le maintien.

 Le président du FC Chambly, Fulvio Luzi, estime que son équipe monte en puissance, même si elle n’a toujours pas connu la victoire cette saison.
Le président du FC Chambly, Fulvio Luzi, estime que son équipe monte en puissance, même si elle n’a toujours pas connu la victoire cette saison.  LP/Florent Pervillé

Les dates du mercato estival ayant été décalées en raison de la crise sanitaire, le FC Chambly a jusqu'au 5 octobre pour faire ses emplettes, comme les autres clubs professionnels. Un laps de temps dont le pensionnaire de Ligue 2 ne compte pas profiter, malgré un début de saison mitigé avec seulement deux points pris en quatre journées. « On n'envisage pas de recruter », balaie le président Fulvio Luzi, dont l'équipe reçoit Châteauroux samedi (19 heures) au stade Pierre-Brisson.

Pour expliquer ce parti pris, l'homme fort du FCCO avance plusieurs raisons. En premier lieu, il ne souhaite pas mettre en péril les finances d'un club doté d' un des plus petits budgets de la division avec ses 7,25 M€. « Avec le Covid-19, on est très prudents au niveau financier, confirme Fulvio Luzi. J'ai très peur, on est dans l'inconnu. Je ne veux pas ne pas pouvoir payer mes employés parce que je me suis fait rêver en prenant un nouvel attaquant. En plus, ce qu'on nous propose, ce sont surtout des gamins en prêt… Ce genre de profils ne nous apporte pas grand-chose. »

La seule possibilité de voir un nouveau visage rejoindre l'effectif actuel est ainsi conditionnée au départ d'un ou plusieurs éléments en manque de temps de jeu. Mais, alors que le marché des transferts s'achève dans deux semaines, ce n'est pas vraiment d'actualité. « Si on a des départs, on avisera peut-être pour prendre un joueur supplémentaire, souffle le président. Mais on n'est pas dans cet état d'esprit là. Car certains de nos joueurs sont contactés, mais il n'y a pas d'offres. Je pense qu'on a notre effectif pour la saison. »

Une équipe qui n'a pas encore donné sa pleine mesure

Ce qui pousse Fulvio Luzi à garder les choses en l'état, c'est aussi et surtout une intime conviction. « J'estime qu'on a l'équipe pour se sauver », assure-t-il. En interne, ce sentiment est d'ailleurs partagé par l'ensemble du staff. « On a 28 joueurs, c'est suffisant, et on a confiance en notre groupe, ajoute le président. Je ne suis pas du tout inquiet, même si on sait que la Ligue 2, c'est dur. On a fait une préparation physique pour être prêts sur la longueur, et non tout de suite comme la saison passée. On n'est pas à 100 % en ce début de championnat, mais on n'aura pas le même trou d'air que l'année dernière (NDLR : Chambly avait aligné un nul et sept défaites entre le 13 septembre et le 8 novembre). »

Après quatre journées, lors de l'exercice précédent, son club comptait déjà six points de plus. Mais ce n'est pas ce départ moyen, toujours dépourvu de succès, qui a fait changer d'avis le grand frère de l'entraîneur Bruno Luzi. « On ne fait pas un mauvais début de championnat, positive-t-il. Contre le Paris FC (0-3), la défaite est lourde, mais on n'est pas hors match. À Niort (1-1), on est repris à cinq minutes de la fin. Contre Grenoble (1-2), on ne s'est pas entraînés pendant six jours à cause du cas de Covid et il nous a manqué de l'essence à la fin. Et à Caen (0-0), on a fait un très bon match. Et on remarque qu'on a joué les quatre premiers… »

Le FC Chambly occupe pour le moment une inconfortable 18e place. Il serait donc tout de même de bon ton de se donner de l'air en décrochant rapidement une première victoire, si possible lors de la venue des Castelroussins. « Mais, même si ce n'est pas le cas, il n'y aura pas le feu, tempère le président. Car on est aussi capables d'aller gagner à Sochaux au match suivant. Et il ne faut pas oublier qu'on reste Chambly. Penser qu'on va dominer et faire le jeu à chaque rencontre, ce serait inconscient… »