Mondiaux de ski : Kriechmayr roi de la descente, les Bleus en retrait

Déjà sacré en Super-G jeudi, l’Autrichien Vincent Kriechmayr a remporté la descente des Championnats du monde. Les Bleus sont bredouilles.

 Vincent Kriechmayr est sacré champion de la descente.
Vincent Kriechmayr est sacré champion de la descente.  AFP/François-Xavier Marit

L'Autrichien Vincent Kriechmayr, déjà sacré jeudi lors du super-G, a remporté ce dimanche la descente des Championnats du monde de ski alpin à Cortina d'Ampezzo en Italie en devançant de seulement un centième l'Allemand Andreas Sander et de 18 centièmes de seconde le Suisse Beat Feuz : « C'était une course dingue et difficile, résume l'Autrichien. Pour moi, elle n'a pas été parfaite mais j'ai été suffisamment bon pour être le meilleur. »

Avec ce doublé, Kriechmayr égale les exploits de son compatriote Herman Maier à Vail en 1999 et de l'Américain Bode Miller à Bormio en 2005. « C'est une grande fierté de succéder à ces deux géants de notre sport que j'admire beaucoup », s'est félicité le nouveau roi de la descente. Lors de la précédente édition des Championnats du monde en 2019 à Are (Suède), le natif de Linz, âgé aujourd'hui de 29 ans, avait décroché l'argent en super-G et le bronze en descente.

Niels Allègre termine septième

Et les Français? Ils ne sont pas montés sur le podium en Italie mais tout n'est pas à jeter. Niels Allègre a réalisé une belle performance en prenant la septième place à 97 centièmes de Kriechmayr. « C'est ma meilleure place en descente, ce n'est pas une médaille mais c'est positif pour moi », a souligné le skieur de 27 ans. Pessimiste avant la course, le papy des Bleus Johan Clarey, 40 ans, a confirmé ses mauvaises sensations sur la piste des Dolomites en terminant en 16e position. Matthieu Bailet, qui nourrissait de grandes ambitions, s'est lui aussi manqué, à près de deux secondes et demie de Kriechmayr.

Maxence Muzaton a quant à lui chuté rapidement à plus de 130km/h mais, même s'il a été touché aux deux genoux, le Tricolore a sans doute évité le pire, grâce à une figure involontaire à 180 degrés qui lui a permis un rétablissement miraculeux à l'envers sur ses skis : « J'ai tout de suite eu mal aux deux genoux, résume le skieur. Le genou droit à l'air d'aller mais le gauche fait mal. J'ai mal aussi au coude et on verra avec le médecin l'ampleur des dégâts. »

L'Allemand Romed Baumann, deuxième du Super-G jeudi, a également chuté après avoir franchi la ligne d'arrivée et s'est encastré dans les boudins de protection, avant d'en être extrait et de se relever, le nez en sang.