Mondiaux de biathlon : feu d’artifice tricolore dans le sprint avec Desthieux et Jacquelin

L’équipe de France a brillé ce vendredi dans le sprint hommes, avec deux médailles dont celle de Simon Desthieux.

 Pokljuka (Slovénie), le 12 février. Simon Desthieux (à gauche) et Émilien Jacquelin apportent les deux premières médailles à la France aux Mondiaux.
Pokljuka (Slovénie), le 12 février. Simon Desthieux (à gauche) et Émilien Jacquelin apportent les deux premières médailles à la France aux Mondiaux.  REUTERS/Borut Zivulovic

La déception du relais mixte mercredi (5e place) a laissé la place à une nouvelle plus joyeuse pour l'équipe de France, qui dispute les Championnats du monde jusqu'au 21 février à Pokljuka (Slovénie).

Dans le sprint hommes, long de 10 km, Simon Desthieux et Émilien Jacquelin sont respectivement montés sur la 2 e et 3 e marche du podium, dix secondes derrière le surprenant Suédois Martin Ponsiluoma, qui signe la 1 re victoire de sa carrière. Quentin Fillon-Maillet est sixième. Le premier fondeur norvégien n'est que 4 e et il ne s'agit pas de Johannes Boe, leader actuel de la Coupe du monde et double tenant du gros globe de cristal, mais de son compatriote Johannes Dale.

Dans des conditions très difficiles (- 10 ° !), sans public, Simon Desthieux (29 ans), dont c'est la première médaille individuelle dans un Championnat du monde et qui n'avait pas fait mieux que 7e depuis le début de la saison, n'était sans doute pas celui que l'on attendait pour une médaille avant ce sprint côté tricolore. «Je n'ai pas de sentiment de revanche, raconte le Tricolore. Dans le biathlon, tout est possible. C'est cela qui est beau. Que tout le monde le sache et l'entende. » « Cela fait un moment que l'on voit qu'il cherche sa forme, a expliqué Vincent Vittoz, l'entraîneur de l'équipe de France masculine. Cette médaille va le changer. Ce petit bonus va lui faire plaisir. »

Le skieur de Belley, dans l'Ain, a réussi un impeccable 10 sur 10 au tir. Au prix d'un incroyable effort, il est revenu dans la dernière boucle sur son coéquipier Émilien Jacquelin, double champion du monde en Italie l'an passé, avant de le doubler sur le fil. « On a toujours envie d'être sur la plus haute marche du podium, précise Jacquelin. C'était compliqué d'aller chercher la gagne. Je suis très satisfait. C'était surtout cela que je suis venu chercher, même si j'aurais préféré la 2e place! »

Place demain samedi au sprint femmes (14h30), avant de retrouver les hommes dimanche pour la poursuite (13h15) : «L'idée sera de travailler ensemble, avance Desthieux. Avec Emilien, on a la chance de pouvoir mettre en place une stratégie. L'idée sera de revenir très rapidement sur le début de course.