Mondial de handball : les Bleus vexés par les calculs de la Hongrie, leur adversaire en quart

En quart de finale ce mercredi soir, l’équipe de France affrontera la Hongrie qui a choisi de perdre son match précédent pour défier les Bleus plutôt que la Norvège.

 L’équipe de France n’a pu tirer aucun enseignement du dernier match de la Hongrie qui avait aligné une équipe B contre l’Espagne.
L’équipe de France n’a pu tirer aucun enseignement du dernier match de la Hongrie qui avait aligné une équipe B contre l’Espagne. POOL via REUTERS/Anne-Christine Poujoulat

Ce mercredi soir (20h30), l'équipe de France affrontera la Hongrie en quart de finale du Mondial en Egypte. L'opposition est à la portée des joueurs de Guillaume Gille qui retrouvent peu à peu des couleurs au fil de la compétition. Mais ce n'est pas forcément l'avis de la délégation magyare qui a fait le choix d'affronter la France plutôt que la Norvège à ce stade de la compétition.

Lundi soir en effet, les Bleus attendaient de connaître leur adversaire à l'issue du match Espagne-Hongrie. Le perdant leur était promis et les Espagnols se sont imposés 36-28. L'Espagne hérite donc de la Norvège de Sander Sagosen en quart et la Hongrie tombe sur la France : « Je m'attendais à un super match de handball entre deux grandes nations, glisse Valentin Porte. J'avais envie de le voir et, finalement, j'ai zappé. C'était nul! »

Une partie de tableau plus accessible

La Hongrie en effet a lâché le match en laissant ses joueurs cadres au repos et en présentant une équipe B. Impossible donc pour le staff des Bleus de tirer le moindre enseignement de cette bouillie de handball. Mais ce n'est pas ce qui gêne le plus : « La Hongrie a fait un choix de calcul en se disant que c'était mieux de nous jouer nous en quart de finale plutôt que la Norvège, estime le sélectionneur Guillaume Gille. C'est dommage dans la préparation de notre quart de finale car on n'a pas eu l'occasion de voir un vrai match. C'est décevant. »

Le staff hongrois n'a toutefois pas fait ce choix uniquement en fonction de la France ou de la Norvège. La partie de tableau dans laquelle la Hongrie et la France se trouvent désormais semble plus facile que l'autre avec l'Espagne, le Danemark et la Norvège, les trois favoris du tournoi. En demi-finale, le vainqueur de France-Hongrie affrontera soit la Suède, soit le Qatar.

Sur le papier, le périple pour aller en finale apparaît plus facile : « Même si on peut le regretter, on peut aussi se mettre à la place des Hongrois, admet Dika Mem. Depuis le début du tournoi, on joue tous les deux jours et, avant même de jouer l'Espagne, ils étaient qualifiés pour les quarts de finale. Ils ont mis leurs joueurs importants au repos, c'était le moment où jamais. Cela peut aussi se comprendre. »

«C'est une source de motivation supplémentaire»

Reste que pour Guillaume Gille, la stratégie de perdre un match pour espérer gagner le suivant n'est jamais la bonne : « On ne connaît pas leurs problématiques, concède le sélectionneur. Mais c'est rarement un calcul payant dans une grande compétition de perdre un match. J'espère que nous serons en capacité de leur montrer qu'ils ont eu tort de ne pas jouer contre l'Espagne jusqu'au bout. »

Les Bleus, passablement vexés par ce choix, comptent bien le faire payer mercredi soir aux Hongrois : « Ouais, ça pique un peu, reprend Valentin Porte. C'est une source de motivation supplémentaire pour leur montrer qu'ils ont fait un mauvais calcul et que, nous, on veut aller le plus loin possible. »