MMA : star du gala à Paris, Cheick Kongo, vaincu, promet un dernier combat

Le combattant français de 45 ans, pionnier du MMA dans l’Hexagone, a perdu au terme d’une soirée inédite à l’AccorHotels Arena. Mais a assuré qu’on le reverrait dans l’octogone.

 Cheick Kongo (à droite) a dû s’incliner face à l’Américain Timothy Johnson, à l’AccorHotels Arena, samedi soir.
Cheick Kongo (à droite) a dû s’incliner face à l’Américain Timothy Johnson, à l’AccorHotels Arena, samedi soir. AFP/Franck Fife

Le Bellator, firme américaine mondialement connue dans le MMA (mixed martial arts), en avait fait l'une de ses têtes d'affiche pour son gala parisien. Cheick Kongo, combattant français de 45 ans, était samedi soir l'attraction du premier événement d'envergure internationale en France de cet art martial venu des Etats-Unis, où les coups de pied, de poing, de genou et de coude, ainsi que les coups au sol sont autorisés sur ce ring en forme d'octogone.

Une soirée organisée comme un véritable show « à l'américaine », malgré les restrictions sanitaires limitant l'AccorHotels Arena de Bercy (Paris XIIe) à un public de 1000 spectateurs. Des fans tous acquis ou presque à la cause du vétéran Cheick Guillaume Ouedraogo, de son vrai nom. Le cousin du rugbyman Fulgence, star du MMA auréolée d'un bilan flatteur de 30 victoires en 42 combats jusqu'alors (pour 10 défaites et 2 no-contests, combats arrêtés sans décision), aurait probablement aimé conclure en beauté l'événement explosif d'une discipline encore interdite en janvier dernier dans en France.

VIDÉO. On a assisté au premier gala de MMA en France

Mais par décision des juges au terme des trois rounds de cinq minutes, l'un des pionniers du MMA français, né à Asnières (Hauts-de-Seine) et qui a grandi à Sevran en Seine-Saint-Denis, a dû s'incliner face à l'Américain Timothy Johnson (35 ans, 15 victoires et 6 défaites désormais). Manquant dans le même temps de s'octroyer la ceinture du champion poids lourd du Bellator, deuxième plus grande organisation du genre derrière le mastodonte UFC (Ultimate Fighting Championship).

La star de cette soirée inédite en France n'a pu masquer sa déception au sortir d'un combat verrouillé. « Je suis désolé pour cette défaite… Mais j'ai encore des trucs à faire avec le Bellator. Je vais revenir une dernière fois », a promis le gaillard d'1,93 m pour 108 kg à « sa » foule.

Ça tombe bien, le président du Bellator, Scott Coker, a justement soufflé dans les travées de l'Arena qu'il désirait organiser « avant l'été prochain » un nouvel événement d'envergure en France, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Peut-être l'occasion d'y voir l'ultime combat de Kongo.