Leipzig-PSG : «J’ai l’impression que quelque chose s’est cassé», constate Dhorasoo

L’ancien international du PSG ne reconnaît plus de l’équipe de Thomas Tuchel, trois mois après le Final 8 de Lisbonne.

 Vikash Dhorasoo a l’impression que Thomas Tuchel « a un peu perdu le fil ».
Vikash Dhorasoo a l’impression que Thomas Tuchel « a un peu perdu le fil ».  LP/Lucas Barioulet

A l'exception de Moise Kean, dont il a trouvé l'activité intéressante, Vikash Dhorasoo, consultant à La Chaine L'Equipe, n'a guère vécu une bonne soirée devant le match de son ancien club, défait 2-1 mercredi soir à Leipzig.

Paris a-t-il raté une occasion en or ce soir ?

VIKASH DHORASOO. Oui ça ressemble à ça. Le PSG a mené, aurait dû prendre deux buts d'avance et il a suffi que Di Maria rate son pénalty pour qu'il disparaisse et que Leipzig reprenne la main. A partir de là, Paris a souffert. Sans le talent de Neymar et Mbappé, ce rendez-vous à Leipzig était un vrai test. On espérait voir Paris se comporter en équipe et avoir du caractère pour aller chercher un résultat. Force est de constater que ça n'a pas été le cas.

Est-ce aussi une responsabilité du coach ?

J'ai l'impression que Tuchel a raté quelque chose. Il aurait dû bouger au moment du rouge de Gueye, il ne l'a pas fait. Quelque chose se joue à ce moment-là. On peut aussi discuter des positionnements de Marquinhos et Danilo. Là, on voit clairement que Danilo en défense centrale, ça ne marche pas. On peut encore se demander pourquoi, Rafinha ne débute pas, alors que ça manque de technique et de bons passeurs au milieu. Mais pourquoi ces changements ? Bien sûr, à 10 contre 11, c'est compliqué, mais je m'attendais à voir rentrer Rafinha ou Ruiz plutôt que Kehrer ou Bakker…

L'expulsion de Gueye a-t-elle tué les derniers espoirs ?

Ce n'est jamais simple de prendre rouge. Mais quand une équipe est solide, elle encaisse le coup et elle retourne au combat. Mais là, il n'y avait pas les leaders pour pousser et rameuter les autres. A défaut d'être beau à voir, il faut au moins aller à la bagarre. Il y a quelques semaines, on voyait cette équipe afficher ses liens, rire, se balader avec la musique… Là, il n'y a plus ça. J'ai l'impression que quelque chose s'est cassé. Ce n'est plus l'équipe qu'on a vue cet été au Final 8. Paris s'est affaibli mentalement et dans le jeu. Ça devait être dur dans le vestiaire.

Faut-il déjà s'interroger sur les chances de qualification du PSG ?

Oui bien sûr, ça peut être compliqué. D'autant que le PSG de Tuchel ne fait plus peur. Là, il manquait Neymar, Mbappé, Verratti. Mais même sans eux, Paris doit inspirer la crainte. Mais il n'est plus vu comme un ogre.

Tuchel est-il menacé ?

A ses débuts à Paris, je me souviens qu'il était souriant, qu'il faisait des choix tactiques parfois osés à la mi-temps. Mais depuis cette défaite incroyable contre Manchester il y a un an et demi, il n'a plus ça. Je pense que c'est difficile pour lui, il a perdu un peu le fil et le leadership.