National 2 : «Poissy n’est pas un Relais & Châteaux pour mercenaires», gronde le maire Karl Olive

Le maire de Poissy (Yvelines) sera vendredi soir à l’entraînement pour une petite explication de texte suite au début de saison catastrophique de l’équipe lanterne rouge de N2 et entraînée par Laurent Fournier.

 Poissy (Yvelines), le 6 juin 2019. Le maire Karl Olive (à droite) et le président Olivier Szewczuk encadrent l’entraîneur Laurent Fournier lors de son arrivée sur le banc de l’AS Poissy.
Poissy (Yvelines), le 6 juin 2019. Le maire Karl Olive (à droite) et le président Olivier Szewczuk encadrent l’entraîneur Laurent Fournier lors de son arrivée sur le banc de l’AS Poissy. LP/Icon Sport/Baptiste Fernandez

La crise couvait à Poissy, elle éclate au grand jour. Au lendemain de la défaite (2-0) mercredi en match en retard à Chateaubriand, trois jours après l'élimination (1-0) en Coupe de France à Saint-Brice (R1), le bilan de l'équipe entraînée par Laurent Fournier est des plus catastrophiques. Poissy est bon dernier du groupe A de National 2 (4e Division) après 7 journées avec 0 victoire au compteur pour 2 nuls et 5 défaites. De quoi pousser le maire Karl Olive à tirer le signal d'alarme. L'ancien journaliste sportif et ex-dirigeant de Dijon (L1) s'est même permis de répondre sur les réseaux sociaux à certains supporters en colère.

En accord avec le président Olivier Szewczuk, Karl Olive a aussi prévu de s'inviter à l'entraînement vendredi soir « pour une petite explication de texte et remettre l'église au milieu du village. »

« Il faut avoir l'amour du maillot... »

« Voir son équipe qui ne décolle pas, ça m'attriste évidemment, confie l'intéressé. Je suis peiné pour le président, peiné pour l'entraîneur et peiné pour les supporters mais pas pour les joueurs car ils sont payés. A un moment donné, l'AS Poissy n'est pas un Relais & Châteaux pour mercenaires et je veux mettre les joueurs devant leurs responsabilités. J'ai suivi une bonne partie de la préparation de la saison qui a été bonne, les entraînements sont de qualité, le groupe a aussi de la qualité et l'ambiance n'est pas délétère mais à un moment, il faut avoir l'amour du maillot... »

Le maire ex-LR désormais labellisé « Génération terrain » précise qu'il verse une subvention de 330 000 € au titre de la ville - « la plus importante du département » - et de 80 000 € au titre de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise et que ces efforts financiers méritent une prise de conscience collective. « Je n'interviens pas dans la vie du club et dans sa gestion mais on ne peut pas accepter ce qu'on voit », conclut l'édile.