Ligue 2 : un gros avertissement pour le leader

Après cinq victoires de suite, le Paris FC a sombré samedi face à Auxerre (0-3) et concédé sa 2e défaite de la saison. Mais le leader conserve néanmoins cinq points d’avance.

 Vincent Demarconnay et le Paris FC ont vécu une soireé catastrophique face à Auxerre.
Vincent Demarconnay et le Paris FC ont vécu une soireé catastrophique face à Auxerre.  Valentin DESBRIEL/LP/Icon Sport

Ce dimanche matin, les joueurs du Paris FC ont été convoqués pour un entraînement à 10 heures. Plutôt inhabituel cette saison… Mais René Girard a voulu marquer le coup. Plutôt calme après le match, le coach parisien a dû leur livrer une sérieuse explication de texte, à froid. Le coach parisien n'a pas vraiment apprécié la débâcle de son équipe face à Auxerre (0-3 ). Irrésistible ces dernières semaines, le leader de la L2 qui restait sur cinq victoires de suite, s'est montré méconnaissable et a sombré après une entame calamiteuse (deux buts encaissés en 9 minutes). « On a fait une entame catastrophique, si on avait continué comme ça, on en aurait pris six, estime le capitaine Cyril Mandouki. Ca nous remet un peu les pieds sur terre. Même si on a des points d'avance, on sait très bien qu'en L2, si on n'est pas à 80 %, ça ne passe pas. »

Des glissades, des ballons perdus et des mésententes… Deuxième défense (7 buts encaissés) avant ce match, le Paris FC a montré une fébrilité très inhabituelle. À l'image d'Ousmane Kanté, tout juste revenu d'une double confrontation face au Tchad avec sa sélection de Guinée en éliminatoires de la CAN, les Parisiens ont plongé physiquement et mentalement. C'est comme si la trêve internationale avait cassé leur bel élan.

«On va disséquer les corps pour savoir d'où ça vient, souligne René Girard. Là, je ne me l'explique pas… C'est un peu trop gros pour être vrai. Quand on n'est pas bien dans sa peau, on commet des erreurs. En plus de cette entame ratée, on a été apathiques. C'est cette absence de réaction qui est la plus surprenante. »

Pour tenter de réveiller son équipe, l'entraîneur parisien a effectué trois changements à la mi-temps et même offert ses premières minutes en L2 au jeune (17 ans) Check Ousmane Diakité. Mais cela n'a rien changé.

René Girard : « Je penserai jusqu'au bout que le principal danger, c'est nous »

Alors que se profile une grosse série de matchs d'ici la trêve (Grenoble, Sochaux, Troyes, Clermont, Guingamp), le leader qui garde cinq points d'avance devra rapidement montrer ses capacités de réaction. Cette équipe n'était pas forcément programmée pour faire la course en tête de la L2 de cette manière. Depuis quinze jours, elle a été un peu plus médiatisée que d'habitude. L'attente pour un deuxième club parisien en L1 est réelle. Désormais scrutés, les Parisiens devront assumer ce nouveau statut sur la longueur. Beaucoup de joueurs qui arrivent de National, n'ont encore jamais vécu cette situation. Dans ses discours, René Girard a, d'ailleurs toujours martelé, cette exigence de vigilance.

« Comme je le répète depuis plusieurs semaines, on n'a encore rien gagné, estime-t-il. Cette défaite est un avertissement mais je leur en donne régulièrement. Je penserai jusqu'au bout que le principal danger, c'est nous. Il va donc falloir se remettre un peu en cause pour aller à Grenoble plus armé. »