Football : Ligue des champions, Mourinho… L’album à souvenirs de Carlos Secretario

L’entraîneur de Créteil, actuellement 3e de National, a vécu de riches saisons en tant que joueur professionnel il y a une vingtaine d’années.

 Carlos Secretario, coach de Créteil après avoir été joueur à Porto et au Real Madrid.
Carlos Secretario, coach de Créteil après avoir été joueur à Porto et au Real Madrid. LP/Icon Sport/Baptiste Fernandez

Son nom ne parle sans doute pas à la jeune génération alors que son palmarès en impose. Carlos Secretario, 50 ans, a remporté une Ligue des champions, une Ligue Europa, six titres de champion du Portugal avec le FC Porto, un en Espagne avec le Real Madrid … L'ancien arrière droit international portugais aux 35 sélections devenu entraîneur depuis 2007 fait aujourd'hui le bonheur de Créteil, 3e de National avant la réception de Quevilly-Rouen ce vendredi (20 heures). Discret sur sa carrière de joueur professionnel (de 1988 à 2005), il a accepté d'ouvrir la boîte à souvenirs.

« Roberto Carlos, un des plus forts »

« J'ai évolué avec Hierro, Redondo, Raul au Real Madrid (1996-1997), Jardel qui marquait dans toutes les positions à Porto. Mais Roberto Carlos, que j'ai connu en Espagne, reste un des plus forts avec sa vitesse, son dynamisme, sa frappe puissante. C'est en tout cas le meilleur arrière latéral avec qui j'ai joué durant ma carrière. Je ne peux pas non plus oublier Deco, on le surnommait le magicien à Porto. D'ailleurs, Mourinho, notre entraîneur de l'époque, nous avait dit une fois à la mi-temps d'un match contre Benfica en 2002 : si vous avez des difficultés, donnez-lui le ballon. Et on a gagné 2-1 grâce à lui. Il y a aussi Figo (Ballon d'or en 2000), lui aussi au-dessus. »

« Mourinho, l'entraîneur qui m'a marqué »

« Beaucoup de coachs ont jalonné ma carrière mais Mourinho reste à part. Il a changé les mentalités à Porto (de 2002 à 2004), nous apportait beaucoup de confiance. Notamment lors d'un 8e de finale de la Ligue des champions en 2004, l'année où on a la remporte après la Ligue Europa en 2003. On était tombé sur Manchester United et affronter ce genre d'équipes nous faisait un peu peur. Mais dès le tirage, la première chose qu'il nous a dit : Manchester va être éliminé. Costinha égalise pour le 1-1 à la 90e à Old Trafford et nous qualifie pour les quarts de finale après notre victoire 2-1 à l'aller. J'ai appris beaucoup de lui mais je ne pourrai jamais l'imiter (sourire). »

« Porto, le Real Madrid… »

« De toutes ces années, je garde en mémoire la signature de ma première licence à Porto après un troisième essai réussi, j'avais 16 ans, on avait ouvert le champagne avec mon père. Mais il y a la victoire en finale de la Ligue des champions, à laquelle je n'ai pas participé (3-0 contre Monaco en 2004). Porto ne l'avait plus gagnée depuis 1987. De l'aéroport à notre stade, le bus à impériale n'arrivait pas avancer tellement il y avait de monde. Un ami restaurateur de notre gardien Vitor Baia, qui ne croyait pas en nous, avait perdu son pari et nous avait offert des langoustes. Je me souviens aussi du coup de téléphone de Manuel Sanchis, capitaine du Real Madrid qui est resté un proche. Je m'étais engagé pour deux saisons en 1996 mais j'ai résilié au bout d'un an et demi pour revenir à Porto car je jouais moins, je ne voulais pas rester pour dire seulement : je suis au Real. Il m'avait appelé pour m'annoncer que j'allais recevoir une partie de la prime, près de 50 000 €, après leur victoire en Ligue des champions (1-0 contre la Juventus en 1998) à l'initiative du club alors que ce n'était pas du tout prévu. »