Football : la Ligue de Paris-Ile-de-France sanctionne le CAP Charenton

Le club val-de-marnais a été condamné à une pénalité de 6 points pour avoir profité d’informations sur des joueurs adverses grâce au logiciel Foot 2000, afin de remporter plusieurs matchs sur tapis vert la saison passée.

 Le club val-de-marnais avait remporté plusieurs matchs sur tapis vert
Le club val-de-marnais avait remporté plusieurs matchs sur tapis vert DR

C'est la fin d'un long feuilleton. La Ligue de Paris-Ile-de-France a tranché sur l'affaire du CAP Charenton. La commission de discipline de l'instance régionale a décidé d'infliger un retrait de 6 points pour l'équipe fanion val-de-marnaise qui occupe désormais la dernière place du groupe A de Régional 3 avec un total de - 2 points.

Rappel des faits. Lors de la saison précédente, le CAP Charenton avait fait état d'appel par des adversaires à des joueurs étrangers sans CIT (certificat international de transfert), remportant ainsi plusieurs rencontres sur tapis vert.

Le FC Goussainville, l'Entente SSG et Garges-lès-Gonesse ont rétorqué en accusant le club val-de-marnais d'avoir profité d'informations sur leurs joueurs grâce au logiciel Foot 2000 seulement utilisé par certains salariés de la FFF, de la Ligue et des Districts afin de faire des évocations et remporter in fine des matchs sur tapis verts. Le club de Garges-lès-Gonesse a même envoyé un courrier à la Ligue de Paris (instance régionale) en mai dernier pour demander la rétrogradation de la formation du 94.

La Ligue de Paris s'était alors saisie de l'affaire. Après avoir auditionné les clubs en juin, le Comité d'Appel chargé des affaires courantes décidait de transmettre le dossier à la commission régionale de discipline en raison d'éléments troublants concernant l'obtention d'informations par le CAP Charenton. Le club du 94 indiquait, à titre d'exemple, s'être appuyé sur le site LinkedIn pour justifier l'évocation d'un joueur de l'Entente SSG.

Fin octobre, la commission de discipline reprenait le dossier. Elle considère aujourd'hui que le CAP Charenton n'apporte aucun élément nouveau permettant d'expliquer comment le club est parvenu à trouver avec exactitude les 15 fédérations quittées sur les 15 joueurs cités dans les évocations lors de la saison 2019-2020. Ce taux de réussite interpelle ladite commission au vu du peu de fiabilité des informations recueillies sur Internet. L'instance conclut que le CAP Charenton a donc bénéficié d'un avantage indu, en détournant l'utilisation du logiciel fédéral et ce à des fins personnelles rompant alors l'équité sportive entre le club et ses adversaires. « On est innocent, on réfute cette condamnation car on n'a rien fait d'illégal », déclare Carlos Couso, le président du CAP Charenton, qui a décidé de ne pas faire appel de la sanction. « La Ligue de Paris a démontré que le CAP Charenton a bien triché et obtenu des informations confidentielles en utilisant Foot 2000 même si la sanction reste très clémente », confie Marc Mohamed, le directeur sportif de l'Entente SSG. « Ils s'en sortent très bien, estime Nasser Benramdane, le président du FC Goussainville. La Ligue de Paris a reconnu leur culpabilité mais la sanction n'est pas en adéquation avec la faute. Ils ont clairement faussé le championnat ! »