Coupe de France : Lucas Deaux à fond derrière Saint-Brice et Ongmakon

Le milieu de Nîmes (L1) Lucas Deaux est très proche de Maxime Ongmakon, capitaine de Saint-Brice qui affronte le Gazélec Ajaccio ce dimanche (14 heures) lors des 32es de finale de la Coupe de France.

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 Le capitaine de Saint-Brice Maxime Ongamkon a rencontré Lucas Deaux au centre de formation de Reims lorsqu’ils avaient 14 ans.
Le capitaine de Saint-Brice Maxime Ongamkon a rencontré Lucas Deaux au centre de formation de Reims lorsqu’ils avaient 14 ans. LP/Icon Sport/Baptiste Fernandez

C'est l'histoire d'une amitié vraie et sincère. Lucas Deaux, le milieu de Nîmes opposé ce dimanche 21 février à Bordeaux en L1, et Maxime Ongmakon, capitaine du club val-d'oisien de Saint-Brice (R1) qui disputera, lui, (14 heures) un historique 32e de finale de Coupe de France face au Gazélec Ajaccio, se sont connus au centre de formation de Reims quand ils avaient 14 ans.

« Depuis, on est restés très proches, explique Deaux. Max a toujours été là pour moi, il a beaucoup compté dans ma carrière. C'est une personne loyale et sincère avec qui on peut se livrer. » « On s'appelle presque tous les jours, ajoute Ongmakon. J'ai connu beaucoup de soucis dans ma vie personnelle et dans ma carrière mais il ne m'a jamais lâché dans ces périodes difficiles. C'est comme un frère, il m'a prouvé que je pouvais compter sur lui à n'importe quel moment. » Même si leurs chemins se sont séparés depuis leur formation, leurs liens n'ont jamais été rompus. Devenus tous les deux pères de famille, les deux hommes âgés de 32 ans « font néanmoins moins la fête ensemble qu'à l'époque où je jouais à Reims et qu'il venait me rejoindre après les matchs », se souvient en rigolant Lucas Deaux.

«Lucas, je suis fier de ce qu'il dégage comme personnalité»

Lui s'est affirmé comme une valeur sûre de la L1 (201 matchs avec Reims, Nantes, Guingamp, Nîmes) pendant que Ongmakon empruntait des chemins plus tortueux marqués par des expériences inachevées (Red Star, CA Bastia), un départ en Thaïlande à 22 ans et plusieurs saisons sans jouer. Mais le pro au franc-parler et l'amateur contrarié, écorché vif au passé familial douloureux, partagent de nombreuses visions communes.

Au tour précédent, Lucas Deaux avait envoyé une vidéo de soutien à son ami Maxime Ongmakon./AFP/Jean-Philippe Ksiazek
Au tour précédent, Lucas Deaux avait envoyé une vidéo de soutien à son ami Maxime Ongmakon./AFP/Jean-Philippe Ksiazek  

« On a toujours tendance à mettre les joueurs dans des cases, mais lui, comme moi, on est jamais rentré dans ce système un peu standardisé, explique Lucas Deaux. Des gamins comme Max, qui ont grandi en banlieue, à qui il a manqué plein de choses, il y en a plein… Mais dans les clubs, il y a tellement de brassage qu'ils n'ont pas le temps de s'attarder sur un joueur. Max a beaucoup de qualités, c'est un monstre de vélocité, il a le physique, une grosse frappe. Mais il lui a manqué de rencontrer un coach un peu paternaliste qui sache écouter son histoire personnelle et dompter son impulsivité. C'est un lion qui a toujours dû lutter pour canaliser son énergie. Mais c'est quelqu'un d'intelligent. Il est plus posé et s'est stabilisé depuis qu'il est papa. »

« Lucas, je suis fier de ce qu'il accomplit et de ce qu'il dégage comme personnalité, appuie Maxime Ongmakon. Il n'a jamais changé, il est toujours resté le même, simple, ouvert. Quand il vient me voir dans mon quartier à Montreuil, il ne se comporte pas comme un pro inaccessible. Il parle à tout le monde, il joue au foot avec nous. » Lucas Deaux, qui avait envoyé une vidéo de soutien avant le match de Saint-Brice contre Drancy (2-0) au tour précédent, suit avec attention l'épopée du petit poucet val-d'oisien.

« On débriefe après les matchs, mais j'ai une approche plus humaine que footballistique, explique le milieu de Nîmes. Max prend très à cœur son rôle de capitaine, il est fédérateur avec les jeunes. Même s'il joue en amateur, que c'est surtout du plaisir, il a toujours gardé cette flamme en lui. » Auteur de 4 buts en trois matchs de Coupe de France, Ongmakon veut prolonger le plaisir. « Quand je regarde ma carrière, bien sûr que j'ai des regrets, mais c'est peut-être ma dernière saison, alors j'espère que ça va continuer ».