Prix d’Amérique : avec Gu d’Héripré et Bahia Quesnot, on pense à l’avenir et savoure le présent

Opposés par leurs trajectoires de carrière, Gu d’Héripré et Bahia Quesnot ont toutefois rempli leurs contrats en terminant respectivement troisième et cinquième du Prix d’Amérique.

 Hippodrome Paris-Vincennes, le 31 janvier. Avec sa 5e place, la jument Bahia Quesnot (16) a apporté « beaucoup de joie » et quelques regrets à son driver.
Hippodrome Paris-Vincennes, le 31 janvier. Avec sa 5e place, la jument Bahia Quesnot (16) a apporté « beaucoup de joie » et quelques regrets à son driver.  AFP/Christophe Archambault

Cinq années les séparent. Gu d'Héripré et Bahia Quesnot sont opposés par leur âge mais leurs performances ont été remarquables. Ces deux trotteurs sont les satisfactions de ce Prix d'Amérique, terminant respectivement troisième et cinquième.

Le cadet, Gu d'Héripré, âgé de 5 ans, monte sur le podium pour sa première participation à l'épreuve reine, à la plus grande fierté de son entourage. « On est battus par les deux chevaux de la course, constate Fabrice Souloy, son copropriétaire. Je dois avouer que j'aurais été déçu de le voir terminer quatrième ou cinquième. Mais là, il est à notre place. Il ne faut pas oublier qu'il n'est pas déferré des quatre pieds comme ses adversaires. » Un avenir radieux attend donc Gu d'Héripré, son entourage se tournant d'ores et déjà vers la prochaine édition du Prix d'Amérique.

Si Gu d'Héripré peut s'inscrire dans la durée, ce n'est fatalement pas le cas de l'une des doyennes, Bahia Quesnot, âgée de 10 ans. Malgré le poids des années, la jument semble meilleure que jamais, elle qui restait sur une magnifique victoire dans le Prix de Cornulier, le Championnat du monde au trot monté, sept jours auparavant. « Elle a toujours été respectée et ménagée dans sa carrière, notamment par son ancien entraîneur, Cédric Herserant, tient à préciser son actuel, Stéphane Guelpa. C'est ce qui fait qu'elle dure dans le temps. Cela prouve aussi qu'un trotteur de cet âge n'est pas du tout un vieux cheval. »

«On aurait peut-être pu terminer sur le podium»

Sa cinquième place dans ce grand rendez-vous apporte « beaucoup de joie » mais aussi quelques regrets. « La jument s'est mise en route quand Face Time Bourbon est venu à ses côtés, déplore Junior Guelpa, son driver. C'est dommage car sans cela, on aurait peut-être pu terminer sur le podium. » Un excès d'énergie que regrette aussi son père, Stéphane Guelpa. « Nous n'avons pas accentué le travail entre le Prix de Cornulier et le Prix d'Amérique. C'est peut-être une erreur. On en apprend tous les jours avec les chevaux. C'est tout un art de savoir doser la charge de travail afin de rendre un cheval le plus disponible possible à nos attentes. »