Hippodrome de Longchamp : mises en examen, Rothschild entendu par la police

Deux personnes ont été mises en examen suite à un appel d’offres public pour l’exploitation d’un restaurant sur le site parisien. Edouard de Rothschild, président de France Galop, a, lui, été entendu en décembre.

 Paris-Longchamp, le 4 octobre 2020. L’hippodrome du Bois de Boulogne, le berceau des galopeurs.
Paris-Longchamp, le 4 octobre 2020. L’hippodrome du Bois de Boulogne, le berceau des galopeurs. Scoopdyga/Elliott Chouraqui.

Le groupe Moma, via son dirigeant, Benjamin Patou, a entamé des poursuites judiciaires suite à un appel d'offres pour la gestion d'un restaurant à l'hippodrome de Longchamp, remporté par le groupe Noctis après la réouverture du site parisien en 2018. Des perquisitions ont eu lieu chez France Galop, société organisatrice des courses et bailleur du champ de courses le plus prestigieux de France. Son président Edouard de Rothschild a, lui, été entendu par la police en décembre dernier.

Selon nos informations, deux personnes ont été mises en examen : il s'agit de Fabrice Favetto Bon, directeur du marketing à France Galop de 2017 à 2020, et de Laurent de Gourcuff, le fondateur de Paris Society (ex Noctis).

« Les critères de la procédure d'appel d'offres publique ont été respectés », selon France Galop

Du côté de France Galop, la sérénité est de mise même si la « séparation » avec Fabrice Favetto Bon, qui a notamment œuvré dans l'organisation de la Coupe du monde de football de 1998, ne semble pas avoir de lien avec cette enquête.

« Les critères de la procédure d'appel d'offres publique ont été respectés, indique une source proche du dossier et de France Galop. Depuis le début de cette procédure, tout a été transparent du côté de la société organisatrice. Il pourrait s'agir d'un ressentiment entre restaurateurs dont la situation est d'autant plus compliquée avec le Covid-19. Les enquêteurs mènent leurs investigations à charge et à décharge, et France Galop continue de collaborer dans la plus grande transparence, d'autant qu'aucune personne mise en cause dans cette affaire n'est employée au sein de la société organisatrice des courses hippiques. » Qu'il s'agisse de Moma ou de Noctis, les deux groupes de restauration étaient injoignables.