Hippisme : Paul Denis, un Grand Steeple sous le signe de la majorité

Paul Denis va vivre un moment mémorable ce dimanche sur l’hippodrome d’Auteuil puisqu’il montera le Grand Steeple-Chase de Paris le jour de ses 18 ans.

 Auteuil (Paris, XVIe), le 17 mai 2020. Paul Denis, tout sourire après sa victoire dans le Prix du Président de la République avec D'Jango.
Auteuil (Paris, XVIe), le 17 mai 2020. Paul Denis, tout sourire après sa victoire dans le Prix du Président de la République avec D'Jango. SCOOPDYGA / DESBRIEL Valentin

A peine 1 an et demi après avoir monté sa première course, Paul Denis était loin d'imaginer ce qui allait lui arriver le dimanche 18 octobre 2020. Le jeune pilote au service de Patrice Quinton qui a commencé par les courses de poneys va fêter ses 18 ans le jour de sa première participation au Grand-Steeple Chase de Paris. Le Graal de l'obstacle ! « C'est incroyable de monter la plus grande course le jour où on devient majeur, surtout que je suis jockey depuis peu, s'amuse l'intéressé. Je remercie mon patron et la famille Papot de me faire autant confiance. Ils auraient pu mettre un jockey plus expérimenté sur leur cheval. Je ne pensais pas un jour pouvoir monter une telle épreuve. C'est un rêve qui se réalise. »

Un couple qui a grandi ensemble

Titulaire de 6 victoires en 2020, Paul Denis doit beaucoup à son cheval de cœur, D'Jango, qu'il retrouvera ce dimanche : « On peut dire qu'on a grandi ensemble. J'ai commencé à le monter dans les épreuves à réclamer en fin d'année passée, puis nous avons gravi les échelons et il m'a offert ma première victoire à Auteuil ce printemps dans le Prix du Président de la République (Gr.III). C'est génial d'avoir à son palmarès un tel Prix. Ce cheval m'a permis de me faire connaître et monter avec les grands jockeys. Il me donne tout. »

Une ascension fulgurante qui n'est peut-être pas terminée : « Il a fait une bonne rentrée dans le Prix Violon II sur ce tracé, surtout qu'il portait 72 kilos. Il a bien fini pour prendre la cinquième place. Il avait besoin de cette sortie. Il est sur la montante le matin et apprécie le terrain lourd. Par ailleurs, le rallongement de la distance jouera en sa faveur car il est « froid » et aime venir sur les autres. Il n'a jamais couru contre de tels rivaux, mais il sera intéressant à voir à l'œuvre. A mon avis, il n'a pas encore montré tout son potentiel. »

A 24 heures du grand rendez-vous, l'impatience et les interrogations sont nombreuses : « Il me tarde d'être à dimanche. J'espère que tout va bien se passer. Ce serait un merveilleux cadeau d'anniversaire de prendre un « lot ». »

Si Paul Denis venait à remporter le Grand Steeple-Chase de Paris ce dimanche, il approcherait l'exploit réalisé le 3 juin 1906 par René Sauval, vainqueur de ce Groupe I mythique à seulement 17 ans.