PSG-Rennes : «Marquinhos en défense, c’était la décision du jour», se défend Thomas Tuchel

Le technicien parisien a salué la performance de ses joueurs vainqueurs 3-0 de Rennes et déploré les nouvelles blessures, tout en assurant que la décision de placer Marquinhos était dictée par les impératifs du jour.

 Thomas Tuchel applaudit la performance de ses joueurs ce samedi contre Rennes.
Thomas Tuchel applaudit la performance de ses joueurs ce samedi contre Rennes. AFP/Franck Fife

Déjà contraint à de nombreux ajustements en raison d'une longue liste de blessés, Thomas Tuchel a dû encore adapter et faire face aux blessures de quatre de ses joueurs lors de la nette victoire du PSG, samedi, contre Rennes (3-0).

Quel est votre sentiment après cette victoire alors que vous déploriez huit joueurs blessés avant la rencontre et que vous en comptez peut-être quatre supplémentaires ?

THOMAS TUCHEL. Je suis très satisfait et très fier, car il était difficile de trouver un onze titulaire. Ander Herrera était mort avant le match, et pourtant ce qu'il a fait est exceptionnel. Pour Paredes, on a pris des risques, il aurait dû jouer seulement 60 minutes. Idem pour Kean. Mais on a montré une solidarité et on a réalisé et un effort collectif.

Vous enregistrez pourtant de nouveaux blessés. Quelles sont les nouvelles ?

Florenzi est très fatigué, mais pas blessé. Kean a pris beaucoup de coups, mais il a beaucoup donné lors des derniers matchs. J'espère que ce n'est pas sévère. Mais Gueye, c'est encore la cuisse et, Kehrer, c'est une nouvelle fois le pubis, c'est grave.

Y a-t-il un problème de préparation physique ?

Honnêtement, je ne sais pas. On a fait 8 matchs en 22 jours, ça veut dire qu'en ce moment on ne fait pas d'entraînement. Seulement de la récupération. Et on joue toujours à 21 heures, donc on manque de jours pour récupérer, avec beaucoup de voyages en plus.

Vous n'avez pas reconduit l'inversion entre Marquinhos et Danilo. Est-ce la fin de l'expérience ?

On décide à chaque match. Kimpembe était blessé, et à côté de Diallo, j'avais le choix entre Kehrer et Marquinhos. J'ai choisi Marqui pour donner de l'expérience à Abdou à côté de lui et pas associer Diallo et Kehrer qui ont peu joué pour nous. En plus, Rennes est très dangereux sur coups de pied arrêtés, donc il nous fallait quatre bons défenseurs de la tête. Danilo devait faire une pause, c'était nécessaire. Marquinhos a tout donné physiquement contre Leipzig, donc j'ai préféré placer Paredes au milieu. En 2e mi-temps, on a joué à 3 défenseurs, ce n'était pas le moment de changer. Donc on a fini comme ça avec Marqui à l'intérieur de la défense, car il connaît tous les mouvements, il reste le cœur et l'âme de cette équipe. Mais c'était la décision du jour.

Quel regard portez-vous sur Moise Kean ?

Il a un grand cœur et met beaucoup d'intensité. Il n'a pas peur. Il est dur, et je n'aimerais pas être le défenseur qui joue contre lui. On a parfois manqué de ça.