PSG : pourquoi Rafinha ne joue plus sous l’ère Pochettino

Rarement utilisé, jamais titulaire depuis le début de l’année, le milieu brésilien n’entre pas dans les plans de Mauricio Pochettino, qui n’a pas attendu le PSG pour nourrir des doutes sur les capacités de l’ancien Barcelonais.

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 Rafinha, joueur parisien très technique, ne semble pas entretenir d’excellentes relations avec Mauricio Pochettino.
Rafinha, joueur parisien très technique, ne semble pas entretenir d’excellentes relations avec Mauricio Pochettino. LP/Guillaume Georges
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Bien sûr, il y a eu le Covid-19 puis une petite alerte musculaire qui ont éloigné Rafael Alcantara, dit Rafinha, des terrains pendant quelques semaines. Cela a débuté dès son retour de vacances le 2 janvier avec un test positif au coronavirus. Après son retour dans le groupe, le Brésilien de 28 ans a ensuite été ralenti par un problème musculaire, le 10 février face à Caen, qui lui a fait rater deux matchs.

Toutes ces contrariétés expliquent en partie le faible temps de jeu de l'ancien Barcelonais depuis le début de l'année et l'arrivée de Mauricio Pochettino aux manettes du PSG. A ce jour, Rafinha cumule 55 minutes sur le terrain en deux apparitions face à Nîmes et Monaco et aucune titularisation au gré de cinq présences dans le groupe.

A l'exception des jeunes du centre de formation comme Timothée Pembélé, Rafinha est le seul joueur de champ de l'effectif à ne pas avoir débuté une rencontre sous l'ère Pochettino. Dur à entendre pour un joueur qui restait sur une fin d'année prometteuse sous le commandement de Thomas Tuchel.

Des doutes sur son potentiel

Le nouvel entraîneur parisien, très clinique, s'est contenté de rappeler les faits évoqués ci-dessus quand il s'est agi d'aborder le cas Rafinha avant la rencontre de Coupe de France face à Caen (victoire 1-0 de Paris) le 10 février. « Toutes les décisions sont sportives, a rétorqué le technicien argentin. Dans le cas de Rafa, quand nous sommes arrivés, il a été touché par le Covid. On a un effectif important et on fait des choix. Tout le monde ne peut pas jouer, mais c'est important de se tenir prêt. On sait qu'à un moment donné, il y aura des opportunités. »

En réalité, la situation est un peu plus complexe. Ce que ne dit pas, ou ne peut pas dire « Poche », c'est qu'il n'a jamais été un grand fan du milieu de terrain formé à La Masia, le centre de formation du FC Barcelone. Et, selon plusieurs sources, ses doutes sur le potentiel du joueur ne datent pas d'aujourd'hui.

Ils étaient déjà d'actualité quand l'ancien défenseur était en poste en Angleterre et, à ses yeux, ils escortent toujours l'ex du Barça passé par l'Inter Milan et le Celta Vigo. Là où Tuchel louait un élément « exceptionnel », Pochettino voit un joueur incapable de s'imposer chez les Blaugrana, qui l'ont libéré en octobre dernier.

«Rester motivé et concentré»

Rafinha n'est certainement pas dupe de ce déficit de confiance, et sait qu'il va devoir redoubler d'efforts pour s'imposer, a minima, dans la rotation du PSG. Pour l'instant, Sarabia, voire Draxler, lui sont régulièrement préférés quand il s'agit d'injecter du sang neuf et une dose de créativité au collectif parisien. Sa proximité avec certains cadres du vestiaire comme Neymar ou Mauro Icardi ne lui a, pour l'instant, été d'aucun secours, mais le technicien argentin ne peut ignorer ce paramètre dans sa réflexion.

« Ceux qui jouent et ceux qui ne jouent pas doivent rester totalement motivés et concentrés sur ce qu'ils veulent. Sinon, tu baisses le pied », confiait le Brésilien au Parisien -Aujourd'hui en France, le 14 février, en parlant d'abord de lui. Ceci dit, la situation compliquée de Rafinha n'est pas rédhibitoire.

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A Tottenham, le Français Moussa Sissoko avait vécu une première saison 2016-2017 compliquée (12 titularisations en 34 matchs) avec Pochettino aux commandes, avant de devenir un élément cadre de l'équipe vice-championne d'Europe en 2018-2019 (39 titularisations en 44 matchs). Il y a dans cet exemple des motifs d'espoir pour un Rafinha capable de retourner la situation. Mais il y a du chemin, et la pente est raide.