PSG : pourquoi Pochettino a plaidé coupable après la faillite devant Monaco

S’il n’a pas accablé ses joueurs, l’entraîneur argentin n’a en revanche pas fui ses responsabilités après l’échec face à Monaco dimanche soir au Parc des Princes.

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 Maurico Pochettino a déjà perdu deux fois en Ligue 1 à la tête du PSG : sur le terrain de Lorient et à domicile devant Monaco.
Maurico Pochettino a déjà perdu deux fois en Ligue 1 à la tête du PSG : sur le terrain de Lorient et à domicile devant Monaco. LP/Frédéric Dugit
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« Quand on perd, il y a toujours un responsable. Ce soir, vous l'avez face à vous. J'assume la totale responsabilité! » Mauricio Pochettino n'est pas homme à se cacher. Sa sortie, dimanche soir en conférence de presse après le revers devant Monaco (0-2), avait sans doute un peu pour but de protéger ses troupes. Mais aussi clairement d'assumer ses responsabilités dans la surprenante faillite de son équipe au Parc des Princes lors de cette 26e journée de Ligue 1.

Cinq jours après la démonstration en huitième de finale aller de Ligue des champions à Barcelone (1-4), les joueurs du PSG n'ont certes pas aidé leur coach en oubliant leur implication et leurs fondamentaux dans les travées du Camp Nou. Mais s'ils ont été méconnaissables, la faute en revient aussi en partie à l'Argentin. Lui qui a su décomplexer ses troupes avant le voyage en Espagne ne les a cette fois pas réveillés malgré ses injonctions « à ne pas se relâcher » la veille du match.

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Depuis qu'il a pris la succession de Thomas Tuchel, début janvier, Mauricio Pochettino s'est incliné à deux reprises avec le PSG. Au-delà de l'apathie générale, le premier revers concédé à Lorient (3-2) le 31 janvier comporte un autre point commun avec celui de dimanche soir : l'absence au coup d'envoi de Marco Verratti. Testé positif au Covid en janvier, l'Italien n'était pas en mesure d'être aligné chez les Merlus. Dans une formation qui pouvait alors compter sur Neymar et Di Maria, son absence s'était déjà révélée préjudiciable. Comment pouvait-il en être autrement face à Monaco alors que les deux Sud-Américains, blessés, étaient cette fois en tribune? Mauricio Pochettino a, à son crédit, l'idée géniale d'avoir su replacer Verratti au cœur du jeu. Il semble en revanche avoir manqué d'inspiration pour lui trouver un remplaçant ce week-end.

Herrera, l'option trop défensive?

Son numéro 6 « n'étant pas en mesure de jouer les 90 minutes (NDLR : en raison d'une gêne à une cuisse), le coach a décidé « de le protéger » en le faisant débuter sur le banc. Un choix qui ne prête pas à discussion. Moins, en tout cas, que l'identité de son remplaçant. Alors que les options Julian Draxler, buteur devant Nice et auteur d'une passe décisive au Camp Nou, ou Rafinha, dont l'utilisation interroge, voire inquiète (55 minutes de jeu en 2021), apparaissaient plus ambitieuses, Pochettino leur a préféré une plus défensive avec Ander Herrera. D'abord à gauche d'un Leandro Paredes positionné en pointe basse, puis à droite après avoir permuté avec Idrissa Gueye, l'Espagnol n'a, comme ses deux compères du milieu, eu aucun poids dans l'animation.

Faute de l'avoir vu réagir rapidement pour trouver la solution pour « rompre » l'isolement d'Icardi et de Mbappé et stabiliser un socle défensif chancelant, il aura fallu attendre les entrées en jeu de Rafinha et Verratti (55e) pour que Paris prenne un peu plus de consistance. Un choix judicieux de la part de Pochettino mais sans doute un peu tardif pour espérer inverser la vapeur.

Très rapidement mené au score à la suite de la tête de Sofiane Diop (6e), Paris était déjà incapable de fissurer le bloc défensif monégasque avec un but de retard. Avec l'enroulé du droit de Maripan (51e), la mission est devenue quasiment impossible pour des entrants dès lors confrontés à un 4-5-1 qui n'avait plus qu'à colmater les très rares brèches. « Aujourd'hui, on n'a pas été au niveau pour gagner. Tous, pas seulement Kylian (Mbappé), a lâché Pochettino comme pour s'inclure dans la faillite quand on l'a interrogé dimanche sur le double visage de son buteur. Le premier responsable, c'est l'entraîneur et j'assume. »