PSG-OM : Payet ne «regrette pas» son chambrage après le match contre le Bayern

A deux jours du clasico, Dimitri Payet, le milieu offensif de l’OM revendique, ce vendredi, ses moqueries après la finale perdue du PSG en Ligue des champions.

 Dimitri Payet se méfie du PSG qu’il compare «à une bête blessée» après son échec à Lens.
Dimitri Payet se méfie du PSG qu’il compare «à une bête blessée» après son échec à Lens. AFP/Nicolas Tucat

Dimitri Payet estime que le PSG, défait jeudi à Lens (1-0), est une « bête blessée » dont il faudra se méfier. Interrogé ce vendredi, il s'attend à un match compliqué dimanche au Parc des Princes dans une ambiance qui ne le fait pas frémir.

Après la défaite du PSG en finale de la Ligue des champions, vous avez publié un tweet où vous vous moquez du PSG. Pouvez vous revenir sur cette histoire ?

DIMITRI PAYET. Ce n'est pas une histoire. C'est un tweet qui m'a fait rigoler quand j'ai vu ce GIF. Donc je l'ai reposté. Avant on se plaignait que les joueurs faisaient de la langue de bois, maintenant quand on se charrie c'est le buzz. Ça m'a fait rire, il n'y a pas plus d'histoire que ça.

Est-ce que vous vous êtes ajouté de la pression après ce « chambrage » ?

Je ne regrette pas, c'est de bonne guerre. Je me souviens d'un de nos matchs à Limassol en Ligue Europa (NDLR : à l'automne 2018) où le site officiel du PSG avait fait un tweet. Entre ennemis, on se charrie. Je ne regrette pas et ça ne me met aucune pression.

Vous êtes prêt à livrer un gros match lors de ce clasico ?

Je n'attends pas de faire des sorties médiatiques pour faire un grand match! Je me suis préparé pour donner le meilleur.

Vous avez failli signer au PSG en janvier 2011. Pouvez-vous nous raconter cet épisode ?

Le plus dur ça a été de revenir à Saint-Etienne. Ça n'a pas été évident avec les supporters et avec le coach. Mais ça a été une expérience qui a permis de me forger un caractère car quand un stade comme Geoffroy Guichard est contre vous, c'est compliqué. Mais c'est une étape que j'ai su franchir.

Vous avez eu une préparation tronquée à cause de la Covid-19. Comment s'est passée cette période ?

C'est plutôt chiant (sic) car on se retrouve isolé, on ne peut rien faire. On ne peut même pas travailler tout seul. Je n'ai pas eu trop de symptômes, mais les trois ou quatre premiers jours j'ai eu mal à la tête et des courbatures. La reprise a été un peu compliquée, car je manquais de souffle. Mais ça va de mieux en mieux, même si je pense qu'il faudra encore un peu de temps pour que je sois à 100 % physiquement.

Il y a beaucoup d'incertitudes sur la présence de plusieurs stars du PSG contaminées par la Covid. Est-ce que c'est l'année ou jamais pour l'OM ?

On sait qui fait la différence dans une équipe comme le PSG. S'ils ne sont pas là c'est mieux, mais il reste des joueurs de qualité, donc ça restera un match compliqué.

Le PSG est une bête blessée après sa défaite à Lens. Est-ce que vous êtes passés d'un match où vous aviez tout à gagner à un match où vous avez beaucoup à perdre ?

La bête est blessée, oui. Mais ils ne joueront pas contre nous comme ils ont joué face à Lens. Ils vont être remontés et peu importe les joueurs qui leur manqueront. Ils ont une série en cours (NDLR : le PSG n'a plus perdu face à l'OM depuis près de neuf ans) et ils n'ont pas envie qu'elle se termine, et nous on veut que ça se termine.

Dimitri Payet juge le recrutement de l’OM «intelligent», comme avec l’arrivée du Japonais Nagatomo, ici à sa gauche./AFP/Nicolas Tucat
Dimitri Payet juge le recrutement de l’OM «intelligent», comme avec l’arrivée du Japonais Nagatomo, ici à sa gauche./AFP/Nicolas Tucat  

Est-ce perturbant de préparer un match face au PSG sans savoir quels seront les joueurs qui seront sur le terrain ?

On se concentre surtout sur notre façon de jouer. On a joué contre eux pas mal de fois, et, même s'il manque certains joueurs, ils ont une façon assez particulière de jouer. Quand on aura les noms des titulaires, on avisera par rapport aux qualités de chacun.

Est-ce que ce match est excitant vu le contexte ?

Pas du tout. Quand on fait ce métier, c'est pour jouer dans des stades pleins, alors que là regarder les matchs à la télé, ça devient même chiant (sic). Il n'y a pas de monde, pas d'ambiance, ça joue sur un faux rythme. Le contexte est comme ça, il faut faire avec et rester concentrés sur le terrain.

Florian Thauvin est-il la meilleure recrue de l'OM cet été ?

On a réussi à faire une super saison l'année dernière sans Florian. Mais son premier match face à Brest résume son importance dans l'équipe. Il a été fort et efficace. Donc bien évidemment c'est un renfort de poids pour nous. Il a envie de rejouer, et ça, c'est bon pour nous.

Etes-vous rassuré par le mercato de l'OM cet été ?

Le grand point positif, c'est qu'il n'y a pas de départ. On va rester sur une ossature de deux ans. C'est un recrutement intelligent avec Léo (NDLR : Leonardo Balerdi), Pape (NDLR : Gueye) et Nagatomo. On s'est renforcé avec des joueurs de qualités. Si on arrive à garder ce groupe, on peut être candidat au podium.

Vous semblez toujours aussi irascible sur le terrain. Pourquoi ?

Ça ne s'arrange pas à l'âge car je marronne de plus en plus ! Je sais que des fois je dégoupille, c'est difficile de travailler là-dessus, c'est mon caractère.