PSG-Nîmes : un mois après son arrivée, Pochettino n’a déjà plus de temps

Après la défaite inattendue à Lorient, Mauricio Pochettino doit trouver les solutions pour remettre le PSG à l’endroit malgré une vague de forfaits. La pression des résultats se fait déjà ressentir.

 Mauricio Pochettino vit un début de mandat mouvementé sur le banc du PSG.
Mauricio Pochettino vit un début de mandat mouvementé sur le banc du PSG. LP/Olivier Arandel

Un mois et déjà pas mal d'émois. Débarqué le 2 janvier dernier à Paris, Mauricio Pochettino a éprouvé en à peine 32 jours un condensé d'émotions qui résume assez bien ce qui l'attend au PSG. Entre le premier titre de sa carrière décroché face à l'OM lors du Trophée des champions, le Covid-19 qui l'a obligé à coacher à distance pendant une semaine, et la défaite 2-3 inattendue sur le terrain de Lorient dimanche dernier, « Poche » vit un début de mandat pour le moins mouvementé. Et c'est justement ce dernier revers lorientais que l'entraîneur argentin va devoir réparer, à défaut de pouvoir l'effacer.

Rétrogradé à la 3e place du classement, désormais à 3 points de Lille, leader du championnat, Paris n'a pas vraiment le loisir de se prendre une nouvelle fois les pieds dans le tapis. Encore moins contre Nîmes, la lanterne rouge en visite ce mercredi soir au Parc des Princes (21 heures), quand Lorient pointait à la 19e place avant de terrasser le PSG.

En cas de contre-performance, Pochettino ne pourra pas s'abriter derrière la cascade d'absents (7 au total) qui rappelle immanquablement les pires semaines de l'ère Thomas Tuchel. Même si l'Argentin sera une nouvelle fois privé de ses piliers Navas, Verratti, Marquinhos, blessés, auxquels il faut ajouter Neymar suspendu, une progression dans le jeu du PSG est ardemment désirée après le pensum du Moustoir.

Plus d'influence dans le coaching

Pour espérer déstabiliser le bloc nîmois - tombeur de l'OM il y a peu en s'appuyant notamment sur des transitions offensives utlra-rapides – il faudra nécessairement mieux fermer les espaces, et surtout un surcroît d'idées et d'inspiration. Dans le Morbihan, les partenaires de Kimpembe ont buté sur une défense à 5 en s'obstinant dans l'axe, plutôt que de privilégier les couloirs. Plus de variété donc, plus d'intensité aussi et d'efficacité sont attendues, comme le vrai Mbappé retombé dans sa médiocrité après son embellie montpelliéraine.

Le nouvel entraîneur parisien va devoir orchestrer tout ça, et se montrer plus influent dans son coaching. Dimanche, il n'a pas su répondre efficacement aux entrées en jeu de Moffi et Wissa, les deux joueurs qui ont fait basculer le match. « C'est une responsabilité que je dois assumer, a-t-il convenu ce mardi plaidant une nouvelle fois l'accident. On en a parlé avec les joueurs pour trouver des solutions. On doit s'améliorer collectivement, et pas seulement dans un secteur de jeu. Mais en un mois on a beaucoup joué, et on s'est peu entraînés. Il est donc trop tôt pour faire un bilan. Car comme tout entraîneur avec son staff technique, on a besoin de temps pour mettre en place la philosophie que l'on veut transmettre à l'équipe. » Du temps, Pochettino n'en a pourtant guère. Alors que le volcan marseillais est entré en éruption, l'Argentin est lui déjà rattrapé par la pression des résultats. A cinq jours du clasico, cela promet!