PSG-Nîmes : Sergio Rico, pâle doublure de Navas

Le gardien espagnol, remplaçant de Keylor Navas, a encaissé trois buts à Lorient et ne s’est pas vraiment montré rassurant. Il est de nouveau titulaire ce mercredi en Ligue 1 contre Nîmes.

AbonnésCet article est réservé aux abonnés.
 Sergio Rico, acheté à Séville 6 millions d’euros à la sortie de son prêt la saison dernière, souffre de la comparaison avec Keylor Navas.
Sergio Rico, acheté à Séville 6 millions d’euros à la sortie de son prêt la saison dernière, souffre de la comparaison avec Keylor Navas. LP/Olivier Arandel
Ligue 1 Uber Eats

Mine de rien, Sergio Rico disputera ce mercredi soir (21 heures), contre Nîmes, son sixième match de la saison comme titulaire. Il faut ajouter à son actif la seconde période contre Montpellier (4-0), il y a dix jours où il avait remplacé Keylor Navas souffrant d'une contusion sterno-costale. Aligné à Lorient dimanche dernier lors de la défaite 3-2, Rico gardera encore le but parisien après que Navas a ressenti « une douleur aux adducteurs droits à l'entraînement ».

Au vu de sa prestation et de l'impression générale dégagée dans le Morbihan, cette nouvelle titularisation, au cœur d'une semaine marquée par le clasico dimanche soir, nourrit une pointe d'inquiétude chez quelques suiveurs du PSG. L'Espagnol de 27 ans, acheté à Séville 6 millions d'euros à la sortie de son prêt la saison dernière, souffre en effet de la comparaison avec Keylor Navas, si brillant et régulièrement loué pour ses parades décisives. A l'inverse, Rico se montre parfois hésitant ou carrément fautif sur certaines actions.

« Je l'ai trouvé effectivement moins saignant sur ses dernières prestations, résume ainsi Jérôme Alonzo, l'ancien portier parisien entre 2001 et 2008. C'est un bon gardien, mais je n'irai pas au-delà de bon. » Alonzo revient d'abord sur la prestation de Rico à Lorient. « On ne peut pas dire que la défaite est pour lui, précise le consultant pour la Chaîne L'Équipe. Mais sur le troisième but malgré tout (NDLR : un contre où Moffi se présente seul face à lui), voir un gardien reculer comme ça dans un duel, ça me pose question. Si tu recules, tu laisses un champ des possibles incroyable à l'attaquant. Il n'a même pas besoin de te crocheter ! C'est quelque chose que Keylor (Navas) n'aurait jamais fait. Ça c'est sûr et certain. »

«C'est pas Darry Cowl non plus !»

Le problème c'est que cette action n'est pas la seule imputable à Rico cette saison. Lors du premier clasico, au Parc, perdu face à l'OM, il avait laissé Thauvin marquer de la tête sans intervenir. « Ce but est passé crème alors que je trouve que c'est une grosse erreur », indique Alonzo.

Fort de son expérience, Jérôme Alonzo livre un aspect important de la situation. « Le problème c'est que là, il n'y a pas Keylor, pas Marqui et pas Marco (Verratti), souligne-t-il. Alors si, en plus, tu as un gardien qui ne respire pas la confiance… On ne m'enlèvera pas de l'idée que ça peut rejaillir sur la sérénité de la défense. Parce que Keylor a un côté solaire, il transmet un truc vraiment. Quand Navas est sur le terrain, il se passe quelque chose sur les dix autres joueurs. Rico, lui, est vraiment dans l'ombre. »

Malgré tout, Pochettino se disait ce mardi « content » du niveau de Rico. Paris a déjà pu compter sur lui à l'image de son entrée en jeu lors du quart de finale de Ligue des champions contre Bergame et lors de la demie contre Leipzig. « C'est quand même un gardien très très honnête, c'est pas Darry Cowl non plus!, remarque Alonzo. Le problème, aussi, c'est que quand tu as un gardien du top 5 mondial comme Navas, tout le reste te paraît fade. »