PSG-Nice (2-1) : Paris s’impose de justesse et ne rassure pas avant le Barça

Le club de la capitale l’a emporté devant Nice (2-1) ce samedi au Parc des Princes. Mais il demeure inquiétant dans le jeu, à trois jours de son huitième de finale aller de Ligue des champions face à Barcelone.

 Draxler a inscrit le premier but parisien, avant que Kean ne permette au PSG de l’emporter de justesse contre Nice au Parc des Princes.
Draxler a inscrit le premier but parisien, avant que Kean ne permette au PSG de l’emporter de justesse contre Nice au Parc des Princes. LP/Olivier Arandel
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Inquiétant avant Barcelone. Le PSG sort d'une opération comptable réussie ce samedi après-midi au Parc des Princes, face à Nice (2-1), sans donner d'assurances dans le jeu. Mardi, il ira défier les Catalans en 8e de finale aller de la Ligue des champions sans filet de protection, privé de Neymar et d'Angel Di Maria, en panne d'idées mais l'envie intacte parce qu'il reste évidemment un coup à réaliser au Camp Nou. Barcelone, comme le PSG, ne donne pas toujours des signes d'équipe solide et conquérante. Les deux équipes sont jumelles.

Personne ne s'est blessé à Paris, et il s'agit peut-être de la principale bonne nouvelle de la journée. Il faut dire que le quota est déjà atteint, avec encore l'incertitude Marco Verratti, touché à la hanche à Marseille dimanche dernier, absent cette semaine à Caen et contre Nice. Les autres? Ils attaquent comme des vétérans et défendent comme des juniors. Un mois et dix jours après l'arrivée de Mauricio Pochettino, le club de la capitale peine à se transformer. Il avance, il progresse mais pas très vite et pas beaucoup. Contre le Barça, il ne pourra vivre sur ces hésitations, ce faux rythme et cette animation offensive pingre.

Gueye et Kean ont gagné des points

Les partenaires de Marquinhos, souvent dépassé ce samedi, ont eu un mal fou à hisser leur niveau de jeu face aux Aiglons, à les dominer, à créer du jeu, à emballer l'affaire. Bref, c'est mou et peu enthousiasmant, comme un avant-goût de la vie sans Neymar. Ce n'était pas toujours renversant avec lui mais, en l'absence du Brésilien, le PSG a éteint la lumière. Julian Draxler, promu meneur de jeu à sa place, a joué à l'homme invisible malgré son but initial. Il est tellement crédible dans le rôle que le cinéma pense à lui. C'est pratique et pas cher : aucun effet spécial n'est à prévoir.

S'il ne faut retenir qu'un point positif dans le jeu, il concerne deux joueurs. Gana Gueye prend de l'épaisseur au milieu, en retrouvant des qualités de combattant et des pieds qui lui permettent d'orienter et de donner quelques bons ballons. Sur le côté, Moise Kean, auteur du second but, celui de la victoire après un joli mouvement - centre de Kylian Mbappé, remise aérienne de Mauro Icardi et tête de l'Italien - a marqué des points.

Il est un candidat crédible pour Barcelone en raison des absences. Si Verratti récupère le poste de meneur libre dans le 4-2-3-1 de Pochettino, Kean peut évoluer à droite, Mbappé à gauche et Icardi devant. Avec Paredes et Gueye à la récupération et la classique défense, avec Keylor Navas dans la cage, de retour et guéri. Kean a pris de l'avance sur Pablo Sarabia, seulement entré en fin de match ce samedi.

FEUILLE DE MATCH

Mi-temps : 1-0.

Match à huis clos.

Arbitre : M. Pignard.

Buts. PSG : Draxler (22e), Kean (76e). Nice : Rony Lopes (50e).

Avertissements. PSG : Mbappé (87e), Herrera (89e).

PSG : Navas - Kehrer, Marquinhos (cap.), Kimpembe, Kurzawa (Bakker, 77e) -Paredes (Danilo, 83e), Draxler (Sarabia, 77e), Gueye - Kean (Herrera, 83e), Icardi, Mbappé. Entr. : Pochettino.

Nice : Benitez - Pelmard, Todibo, Saliba, Kamara -Lees-Melou (cap.), Claude Maurice, Boudaoui - Rony Lopes, Gouiri, Maolida. Entr. : Ursea.