PSG-Monaco (0-2) : la leçon tactique de l’ASM signée Niko Kovac

Au lieu de défendre bas dans son camp, le coach monégasque Niko Kovac a choisi d’attaquer généreusement en jouant haut et en bloquant Mbappé. Un choix payant.

AbonnésCet article est réservé aux abonnés.
 La tactique de Niko Kovac, qui a mis l’accent sur un gros pressing, a porté ses fruits sur la pelouse du Parc.
La tactique de Niko Kovac, qui a mis l’accent sur un gros pressing, a porté ses fruits sur la pelouse du Parc. LP/Frédéric Dugit
Ligue 1 Uber Eats

C'est la semaine des paradoxes. Au Camp Nou, Barcelone, qui habituellement confisque le ballon, a reculé mardi soir contre le PSG pour s'incliner lourdement. Et ce dimanche, alors que beaucoup imaginaient les Monégasques justement inhibés par l'exploit en Catalogne, on a vu une formation monégasque à l'attaque dès les premiers instants. Contre Paris, celui qui tremble a déjà perdu. Niko Kovac, le coach de l'ASM, l'a parfaitement compris pour s'imposer au Parc (2-0).

Dès le coup d'envoi, ses hommes ont pressé le PSG dans son camp en n'hésitant pas à jouer en profondeur dans les deux couloirs. Et le culot a vite payé. Sur son premier tir, Monaco a ouvert le score. Coté gauche, Volland centre pour Aguilar, légèrement délaissé coté droit. La différence est faite. Kurzawa ne sait pas qui marquer entre Aguilar et Diop. Et ce dernier ouvre le score de près (0-1, 6e). C'est le but le plus rapidement encaissé en L1 cette saison par Paris.

Mais le plan tactique de Monaco ne se résume pas au simple slogan « tous à l'attaque ». Niko Kovac a aussi vu, comme toute la planète football, que Mbappé avait retrouvé ses jambes de feu. Il a donc aussi concocté un plan pour contrer le prodige de Bondy. Il est simple mais réclame une discipline de fer et un engagement total : empêcher le prodige de prendre de l'élan avec le ballon. Dès que ses partenaires le cherchent, Mbappé sent sur sa nuque le souffle d'au moins deux Monégasques, Disasi et Fofana.

«On a joué 95 minutes comme une vraie équipe »

« Il fallait museler Kylian Mbappé, expliquera Kovac après le match. Je crois qu'on l'a très bien fait. On savait que le PSG avait la possession de la balle donc il fallait réussir nos contre-attaques. On a joué 95 minutes comme une vraie équipe, avec passion, caractère et un vrai état d'esprit. Je crois que le résultat est clair. Et mérité. J'ai vu le match contre Barcelone. Sans faire de comparaison, je dirais que, nous, on a très bien défendu ce soir. Si vous ne prenez pas de but, vous avez plus de chances de l'emporter. C'était le plan et il a fonctionné. »

Il n'y a aucun hasard dans la tactique du Croate qui sait que son équipe est plus forte offensivement que défensivement, notamment par la relative lenteur de ses défenseurs centraux. Alors, il attaque pour moins défendre.

A la pause, Ruben Aguilar, le passeur, rend immédiatement hommage à son coach. « On fait ce que le staff nous demande, souligne-t-il. On sait que c'est important si on veut repartir avec un résultat satisfaisant. » Devant l'inquiétude à tenir physiquement le rythme, il précise : « On fait beaucoup de courses mais on a un banc plus que compétitif. Quand les mecs seront morts, on pourra les remplacer ! »

Newsletter PSG express
Nos informations sur le club de la capitale
Toutes les newsletters

Mais aucun relâchement n'arrive après le repos. Au contraire, en pressant systématiquement sur les seconds ballons, Monaco oblige Paris à faire n'importe quoi dans sa surface. A l'image de Herrera pris par Maripan avant que le Chilien n'enroule une frappe victorieuse (0-2, 51e) qui fait de lui le défenseur le plus prolifique de la L1 (5 buts). Le PSG n'aura pris aucun point contre Monaco cette année et même concédé au passage sa sixième défaite de la saison dont la troisième à domicile. Et les Monégasques le doivent beaucoup au culot de son entraîneur.