PSG-Manchester : Abdou Diallo, un recours plus que crédible en défense centrale

Si Marquinhos n’est pas apte à débuter mardi contre Manchester en Ligue des champions, Thomas Tuchel alignera, comme à Nîmes vendredi, l’ancien capitaine de l’équipe de France espoirs en charnière centrale avec Kimpembe.

 Associés en défense centrale, Abdou Diallo (à g.) et Presnel Kimpembe peuvent plus que dépanner dans la défense du PSG.
Associés en défense centrale, Abdou Diallo (à g.) et Presnel Kimpembe peuvent plus que dépanner dans la défense du PSG. Icon Sport

Diallo - Presko! Et si la gauche caviar 2.0 ressemblait à cela. A la coalition de deux « fausses pattes », à l'association d'un champion du monde éblouissant et de sa discrète doublure, contrainte depuis des mois de marcher à l'ombre. Cinq jours après sa sortie avec les Bleus face au Portugal (0-0), Presnel Kimpembe a encore démontré vendredi soir lors du succès à Nîmes (0-4) qu'il traversait ce début de saison sur un nuage.

A ses côtés, surtout, Abdou Diallo a lui rassuré les observateurs. Et rappelé, s'il en était besoin, qu'il pouvait être un recours crédible en cas de forfait ou de (re) montée de Marquinhos dans l'entrejeu, mardi prochain pour le lancement de la campagne de Ligue des champions face à Manchester United.

En concurrence avec Presnel Kimpembe au poste de défenseur axial gauche, c'est côté droit, dans le costume d'ordinaire dévolu au nouveau capitaine brésilien, que l'ancien Monégasque, 24 ans, a fait sa réapparition dans le onze de départ parisien vendredi soir. La dernière fois qu'elle avait été associée en charnière, en septembre 2019, la doublette de gauchers n'avait pu empêcher le Stade de Reims de venir créer la surprise au Parc des Princes (0-2). Une explication, peut-être, au fait que Thomas Tuchel n'avait pas renouvelé l'expérience depuis, préférant utiliser l'ancien du Borussia uniquement du côté de son pied fort.

Un retour sans fausse note

Il y a un mois, c'est au poste de central gauche que le technicien allemand a d'ailleurs offert à Diallo sa première titularisation de la saison face à Metz. Sa deuxième, seulement, de l'année 2020 (après celle du 26 janvier dernier à Lille) a certes rimé avec succès (1-0) pour le PSG. Mais elle ne s'est pas pour autant déroulée comme dans un rêve pour le numéro 22, renvoyé prématurément aux vestiaires après deux avertissements.

Son retour, vendredi, n'a cette fois souffert d'aucune fausse note, bien aidé il est vrai par les difficultés nîmoises à porter le danger dans le camp parisien après l'expulsion rapide de Loïc Landre (13e). Il a toutefois révélé que l'attelage avec cap'tain Kim tenait la route, que les liens tissés il y a des années en sélection jeunes ne s'étaient pas distendus sur le terrain du professionnalisme et, qu'en dépit de caractères diamétralement opposés, la glace Diallo et le feu Kimpembe pouvaient être complémentaires.

Le défi, bien sûr, ne sera pas le même face à l'attaque de Man U. D'autant que, sur le papier, le natif de Tours n'a qu'une titularisation à faire valoir en Ligue des champions depuis son arrivée au PSG : le 11 décembre dernier face à Galatasaray (5-0). Un peu court, encore, pour pétrifier les nouveaux partenaires d'Edinson Cavani mais encourageant, sans doute, pour Thomas Tuchel qui n'est pas sans savoir que celui que le PSG a recruté pour 32 millions d'euros en 2019 n'a jamais encaissé de but avec Dortmund en Ligue des champions lorsqu'il a été titulaire dans l'axe.

Débarrassé de ses douleurs lombaires

L'ancien capitaine de l'équipe de France espoirs n'est pas dupe, il a peu de chances de bousculer l'ordre établi et de renverser la paire d'intouchables que le champion du monde tricolore forme avec Marquinhos. « A son poste, il y a beaucoup de concurrence, c'est un grand club, c'est normal, expliquait d'ailleurs récemment dans « L'Equipe » Ibrahima, son frère cadet, tout juste recruté par Southampton. Les Parisiens ont fait une saison en Ligue des Champions avec une équipe titulaire, à son poste on change peu. Mais c'est un bosseur. Il va s'accrocher, je n'en doute pas. »

Diallo s'est d'ailleurs mis en tête de « tout casser » dès lors qu'on fera appel à lui. Handicapé par des problèmes physiques, il a profité du confinement de printemps pour se faire opérer et se délester des douleurs lombaires qui l'accompagnaient depuis Dortmund.

A Lisbonne durant le Final 8 de Ligue des champions, bien qu'il ne soit pas entré en jeu une seule seconde, il s'est aussi refait une santé mentale durant cette aventure qui a encore plus renforcé son lien avec le club de la capitale. Curieux de nature, le défenseur trilingue (français, anglais, portugais) s'est également lancé dans l'écriture d'un livre relatant ses années d'apprentissage à Monaco avec Dylan Bahamboula, Lounisse Merzouk et Anthony De Freitas, trois de ses anciens partenaires du centre de formation sur le Rocher. Charge à lui désormais d'écrire son histoire avec Paris.