PSG Handball : faut-il s’inquiéter de ce début de saison poussif ?

Encore battus mercredi en Ligue des champions, bousculés en championnat, les Parisiens effectuent une entame de saison compliquée. Du jamais-vu ou presque dans l’histoire récente du PSG.

 Nikola Karabatic est pour l’instant l’un des rares joueurs du PSG Handball à se montrer au niveau.
Nikola Karabatic est pour l’instant l’un des rares joueurs du PSG Handball à se montrer au niveau. Icon Sport/Elliott Chouraqui

Autant l'affirmer : tout le monde s'attendait à mieux du groupe de Raul Gonzalez. Sans tomber dans le catastrophisme, le début de saison du PSG est plus que moyen, avec une victoire (Aix en championnat) et deux défaites en Ligue des champions ( Flensburg à domicile et Meshkov Brest ). Une situation comptable inhabituelle pour un club habitué à enchaîner les victoires et qui se situe parmi les quatre meilleurs d'Europe. Le confinement, une fin de saison tronquée malgré le sixième titre national d'affilée, un effectif profondément remanié : autant de raisons qui peuvent expliquer le départ poussif du champion de France.

Un manque de sérénité. Si le succès (34-31) dimanche en championnat face à Aix est somme toute logique sur le papier, il a néanmoins été difficile à se concrétiser : « Je les ai trouvés dans le doute et pas sereins, confie Thierry Anti, le nouvel entraîneur aixois, qui a également dirigé le Paris Handball de 2004 à 2008. Ça manquait d'enthousiasme, sans doute car on n'a rien lâché. Mais quand même… La différence est que Paris est obligé de gagner, tandis que les autres clubs ont un peu moins la pression du résultat et se concentrent plus sur le jeu à produire. »

Un chantier à construire. Malgré une préparation où rien n'a été laissé au hasard, le PSG doit également s'adapter à sa nouvelle configuration. Avec six arrivées et sept départs, son effectif a été nettement remanié : « Sur ce que je me suis imaginé au vu du recrutement, je sens que Raul a eu envie d'élargir sa palette, analyse Thierry Anti. Autant en attaque qu'en défense. » Si la première fonctionne plutôt bien, avec une moyenne de 31 buts marqués, la seconde est inhabituelle (30, 33 buts encaissés).

Sur les forums, les supporters regrettent essentiellement les départs de Rodrigo Corrales dans les buts, et surtout celui de Sander Sagosen, le meilleur joueur de l'année parti à Kiel. Le Norvégien, qui occupait le poste de demi-centre, a laissé le rôle de meneur de jeu à Nikola Karabatic, sans doute le seul pour le moment à avoir maintenu son niveau.

Et maintenant ? La question qui se pose maintenant est : combien de temps cela va-t-il durer ? « L'équipe de Paris n'est pas malade, et même si c'était le cas, elle reste très difficile à battre, avance Sébastien Leriche, le coach de Cesson-Rennes, que les Parisiens accueillent samedi (19 heures) en championnat. Comme nous tous, ils digèrent une préparation particulière et se cherchent. Qu'ils n'aient pas fait un bon début de saison ne change rien. Si une brèche s'ouvre samedi, nous nous y engouffrerons. »

« Il ne faut pas tirer d'enseignements trop tôt, conclut Thierry Anti. La saison est encore longue. » Sauf que quand on s'appelle le PSG, la période de rachat est plus courte qu'ailleurs… Le 15 octobre, les Parisiens recevront Elverum, le nouveau club de Luc Abalo, qui a gagné à Porto… lequel avait précédemment battu Brest. D'ici là, Paris aura disputé trois matchs de championnat, Cesson-Rennes donc, puis Saint-Raphaël et Toulouse, deux équipes qui visent le haut de tableau.