PSG : chez les filles aussi, on se serre la ceinture

En quête d’économies à tous les niveaux en raison de la crise sanitaire, le club de la capitale a réalisé un recrutement limité aussi pour son équipe féminine.

 Camp des Loges (Saint-Germain-en-Laye), le 5 septembre 2020. L’équipe du PSG victorieuse de Guingamp en ouverture de la D 1 ne sera pas renforcée au moins jusqu’à la trêve.
Camp des Loges (Saint-Germain-en-Laye), le 5 septembre 2020. L’équipe du PSG victorieuse de Guingamp en ouverture de la D 1 ne sera pas renforcée au moins jusqu’à la trêve. LP/Icon Sport/Anthony Dibon

Absente contre Guingamp (4-1) en ouverture du championnat et restée sur le banc à Bordeaux (0-0), Bénédicte Simon pourrait bien profiter du retour tardif des nombreuses internationales et de leur état de fatigue pour faire ses premiers pas avec le PSG, ce vendredi (18h30, sur Canal + Sport) au stade Jean-Bouin (Paris XVIe). Cela tombe bien puisque la défenseure de 23 ans retrouverait Reims, qu'elle a quitté cet été pour rejoindre la capitale.

Considérée comme une doublure, la latérale est l'une des rares joueuses à avoir garni les rangs parisiens au cours du mercato, avec le retour de l'Allemande Charlotte Voll (21 ans) en tant que 2e gardienne et l'arrivée de l'attaquante suissesse Ramona Bachmann (30 ans). Si le PSG a réalisé un joli coup en attirant cette dernière en provenance de Chelsea, ce sera a priori le seul. Comme nous l'a encore confié Olivier Echouafni ce jeudi, « à moins d'une grosse opportunité, et il n'y en a pas pour le moment », le recrutement du club est clos au moins jusqu'en janvier.

« On a un groupe compétitif et de qualité qui va nous permettre de faire au moins la première partie de saison », assure Olivier Echouafni

« C'est le statu quo, il n'y a rien de particulier, reconnaît l'entraîneur du PSG. On a un groupe compétitif et de qualité qui va nous permettre de faire au moins la première partie de saison. » Après la rencontre à Guingamp, il estimait déjà avoir « un effectif assez équilibré, homogène et talentueux » pour enfin réussir à détrôner l'OL. Et ce, même si la case départs a été bien plus remplie avec les exodes de Hanna Glas (Bayern Munich), Eve Périsset (Bordeaux), Katarzyna Kiedrzynek et Karina Saevik (Wolfsburg), Lina Boussaha (Le Havre) et le prêt à venir de Léa Khelifi à Dijon. Sans compter les départs de plusieurs espoirs sur lesquels le PSG comptait, comme la pépite Vicki Becho pour Lyon.

Les retours de longue blessure de Sara Däbritz et Signe Bruun ou la limitation à trois joueuses extracommunautaires n'ont pas incité les dirigeants parisiens à recruter plus. Mais c'est aussi et surtout pour des raisons financières. « Il ne faut pas négliger l'aspect économique, confirme Olivier Echouafni. Comme tous les autres clubs, on est en difficulté. Il y a des restrictions, et on est obligés de s'adapter. »

Les pertes liées à la Covid-19 pour l'ensemble du club sont difficilement chiffrables puisque la crise sanitaire est loin d'être terminée. Elles pourraient atteindre plus de 200 M€ sur deux saisons. Le beau parcours en Ligue des champions des hommes de Thomas Tuchel et les départs de joueurs ont certes permis de limiter les dégâts.

Des économies à tous les niveaux

Toujours est-il que le PSG cherche à faire des économies à tous les niveaux. Même au sein de la section féminine donc, qui ne représente pourtant qu'une partie infime de son budget (7 M€ sur 640 M€). Le poste de manager général de Bruno Cheyrou, parti à Lyon, n'a pas été pourvu. C'est le directeur sportif Leonardo qui a repris les dossiers féminins en main. Faut-il y voir une relation de cause à effet?

Sans parler du gros effort fait par le club de la capitale pour prolonger de trois ans Kadidiatou Diani, en fin de contrat, et ainsi éviter son départ pour le grand rival lyonnais. Il a consenti une belle revalorisation salariale à son attaquante en s'alignant sur les plus gros salaires en vigueur à l'OL (on parle de plus de 30 000 € par mois). Avec son triplé et sa passe décisive contre Guingamp, la Tricolore a montré au PSG et à son directeur sportif Leonardo qu'ils avaient eu raison de tout faire pour la conserver. Reste à savoir si cela suffira à concurrencer Lyon, sur le terrain cette fois.