PSG-Bayern : «Paris a franchi un palier», estime Alain Cayzac

L’ancien président du club parisien, déçu de la défaite en finale de la Ligue des champions contre le Bayern Munich, pense que le PSG fait désormais partie des grands d’Europe.

 Parc des Princes (Paris XVIe), le 7 novembre 2015. Alain Cayzac et Nasser Al-Khelaïfi (de dos).
Parc des Princes (Paris XVIe), le 7 novembre 2015. Alain Cayzac et Nasser Al-Khelaïfi (de dos). LP

Alain Cayzac, l'ancien président du PSG (2006-2008), en vacances dans le Lot, a assisté devant son écran de télévision à la défaite (1-0) des joueurs de Thomas Tuchel en finale de la Ligue des champions contre le Bayern Munich. Malgré le goût amer laissé par cet échec, l'ex-dirigeant voit en cette épopée jusqu'en finale les prémices des succès futurs.

Que retenez-vous de cette finale ?

ALAIN CAYZAC. Je suis forcément déçu mais c'est une victoire assez logique du Bayern. Les Allemands ont gagné aux points. Ce n'est pas un scandale. Bien sûr, le PSG aurait pu marquer mais dans l'ensemble, il n'y a pas grand-chose à dire.

Qu'a-t-il manqué au PSG ?

Neymar et Mbappé n'ont pas joué à 100 %. Neymar avait toujours deux ou trois adversaires sur le dos et Mbappé revenait de blessure et ça se voyait. C'était difficile dans ces conditions mais ce n'est pas la finale que je retiens. Le club a franchi un palier en arrivant à ce stade de la compétition.

Que doit-il améliorer ?

Il y a encore un peu de boulot mais on a vu de belles choses. On disait que l'attaque était bonne. La défense tient le choc aussi. Elle est solide. Kimpembe a été formidable et les milieux Herrera et Paredes sont très forts. Et surtout, il y a cet état d'esprit, cette joie de jouer ensemble. Maintenant, le club doit viser le dernier carré à chaque Ligue des champions, c'est devenu un très grand d'Europe.

Avez-vous vibré devant ces matchs à huis clos ?

Je dois dire que j'ai oublié qu'il n'y avait pas de spectateurs. J'étais dans le match et je le vivais aussi intensément qu'en temps normal. Bon, le résultat est décevant. Il n'y aura pas de petite coupe de champagne.

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