PSG-Bayern : «J’ai le trac comme pour un concert», avoue Enrico Macias

Habitué des tribunes du Parc des Princes et premier soutien du PSG, le chanteur croise les doigts à la veille de la finale de Ligue des champions dimanche.

 Enrico Macias est un habitué des tribunes du Parc des Princes.
Enrico Macias est un habitué des tribunes du Parc des Princes. LP/Olivier Lejeune

C'est l'une des figures historiques du club. Enrico Macias avait fait partie des personnalités comme Daniel Hechter et Jean-Paul Belmondo qui avaient relancé le PSG dans les années 1970. A 81 ans, le chanteur, qui se remet du Covid qu'il a attrapé au printemps et d'une hospitalisation après une mauvaise chute au cours de laquelle il s'est cassé le col du fémur, suivra évidemment de près la finale de ce dimanche face au Bayern Munich.

Comment abordez-vous ce match ?

ENRICO MACIAS. J'ai le trac en fait (rires). Comme pour un de mes spectacles. C'est comme si j'allais monter sur scène donner un concert. C'est quand même important dans l'histoire du club. Quand on s'y est investi avec Jean-Paul Belmondo et Daniel Hechter, on ne pensait pas que l'on en arriverait là. Il y a eu des titres de champion de France, des victoires en Coupe de France. Mais là, c'est un aboutissement incroyable.

Allez-vous suivre la rencontre chez vous ?

Oui. Car je suis en pleine rééducation après ma chute et je commence à remarcher un peu. Mais, dimanche pour cette finale, je serai entouré de plein amis qui viendront à la maison. Ils sont aussi supporters du PSG mais ils ne sont pas connus du grand public. Si j'avais pu et s'il n'y avait pas eu tout ce contexte de contraintes sanitaires, je crois que je serai allé à Lisbonne.

Le PSG va-t-il enfin gagner cette coupe ?

Oui. Je le souhaite évidemment. La présidence actuelle du club a fait beaucoup d'efforts, mis beaucoup d'argent en achetant des joueurs hors normes comme Neymar ou Mbappé. Ça serait du gâchis que l'on ne gagne pas. La montagne est haute face au Bayern, mais nous avons aussi une grosse équipe. Les joueurs ont leur chance et ils ont compris désormais que c'est un jeu collectif. Certes, il y a de très fortes individualités, mais le collectif est aujourd'hui la marque de fabrique du PSG.

Vous avez un chouchou dans cette équipe ?

Oui. Di Maria. Il est exceptionnel. Il a une façon de porter le ballon, de faire des passes décisives. Il est très précis. Il a un talent fou.

Quel est votre pronostic ?

Une victoire du PSG très serrée : 1-0 ou 2-1. Mais les Parisiens méritent de gagner cette finale. Et puis, on a une certaine revanche à prendre, pour conjurer le sort. Pendant les trois dernières années, on n'a vraiment pas eu de chance avec cette défaite contre Barcelone 6-1 alors que l'on avait gagné 4-0 à l'aller. Même chose avec l'échec contre Manchester United qui nous reste en travers de la gorge (NDLR : les Parisiens avaient été battus 3-1 au Parc des Princes après un ultime pénalty dans le temps additionnel alors qu'ils avaient gagné 2-0 en Angleterre à l'aller). Là, j'y crois.

On imagine qu'en cas de victoire, les supporters vont fêter ça dans la capitale sans se préoccuper de la distanciation physique. Qu'en pensez-vous ?

C'est sûr qu'il faut faire attention. Mais qu'est-ce que vous voulez ? On ne peut pas se cacher. En cas de victoire de leur équipe, on ne pourra pas les empêcher d'être heureux.