OM-PSG : aucun incident à signaler en marge du clasico

Près de 400 représentants des forces de l’ordre avaient été mobilisés à Marseille pour assurer la sécurité autour de la rencontre entre l’OM et le PSG.

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 Un important dispositif de sécurité avait été mis en place dans toute la ville et aucun incident n’a été signalé ce dimanche.
Un important dispositif de sécurité avait été mis en place dans toute la ville et aucun incident n’a été signalé ce dimanche. Icon Sport Anthony Dibon / LP / Icon Sport
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« J'ai mis le bonnet et la capuche parce qu'il fait froid, pas pour cacher mon visage ! » Jon* était devant la Commanderie, ce dimanche, mais il se doutait qu'il ne s'y passerait rien. Une vingtaine de supporters, dont plusieurs familles, y a passé l'après-midi, dans une ambiance bon enfant. Tous étaient là pour encourager leurs joueurs, « comme les ultras Parisiens au Bourget », lance Mohamed. Ce trentenaire estime que les Olympiens « ont droit à un peu de soutien après tout ce qu'ils ont vécu, non ? Ils ne faut pas qu'ils voient que les supporters qui veulent tout casser. »

Mais les joueurs Marseillais n'ont vu personne : leur car est parti bien après l'heure du couvre-feu et les nombreux policiers présents à la Commanderie avaient menacé de faire pleuvoir les amendes. Le car des Olympiens, escorté par de nombreux véhicules de police, n'a donc été ni acclamé, ni hué sur son parcours.

Comme le bus (banalisé) du PSG, il est arrivé au stade Vélodrome sans difficulté. Plusieurs lieux stratégiques étaient particulièrement surveillés : le local du Commando Ultra, situé sur le trajet du car des Marseillais, était ainsi gardé par une vingtaine de CRS. Mais aucun incident n'a émaillé l'avant match.

Des banderoles partout en ville

« On a mis un coup de pression suffisant à Jacques-Henri Eyraud la semaine dernière, explique Jon. Le plus important pour nous, maintenant, c'est de soutenir nos frères incarcérés. »

Huit supporters sont en détention provisoire après l'intrusion à la Commanderie. Plusieurs banderoles de soutien ont été déployées, notamment devant les prisons des Baumettes et de Luynes : « Notre passion ne mérite pas la prison », en blanc sur fond bleu. Des banderoles hostiles à Jacques-Henri Eyraud et aux dirigeants marseillais continuent d'orner les ponts marseillais : « JHE mis à pied » ou « dirigeants, joueurs, go out! » Alors que des rumeurs de rachat circulent, les supporters s'en sont aussi pris à Frank McCourt : « Laisse le Capitole, occupe-toi de la maison blanche et bleue! »

Impossible pour les fans d'afficher leur mécontentement aux abords du Vélodrome : l'enceinte était bouclée, protégée par des dizaines de policiers et des barrières renforcées. Un des groupes de supporters, les Marseille Trop Puissant, assure qu'ils n'ont pas eu le droit de rentrer dans le stade pour « décorer » leur zone. Ils avaient prévu de rendre hommage à un de leurs membres décédé il y a un an. Les ultras évoquent une « censure » de la direction, qui n'a pas commenté.

Ce débat n'intéresse pas Mohamed, qui se définit comme « un supporter pas énervé. » Ce fan de l'OM aurait voulu faire « comme les ultras parisiens au Bourget ». Il a été impressionné par l'ambiance qui a accompagné le départ des joueurs parisiens, ce dimanche matin. Les Parisiens ont aussi déployé une banderole ironique de soutien à Jacques-Henri Eyraud, tout en encourageant leurs joueurs.

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Mohamed aurait souhaité en faire de même et donner un pe u de courage aux joueurs marseillais avant ce centième clasico : « Ils ont droit à un peu de soutien après tout ce qu'ils ont vécu, non? Il ne faut pas qu'ils voient que les supporters qui veulent tout casser. » Mohamed n'a vu personne. Le bus des Olympiens doit quitter la Commanderie bien après l'heure du couvre-feu. Et vu le nombre de policiers présents, il ne valait mieux pas lambiner.