OM-PSG (0-2) : Paris remporte le clasico sans forcer ni briller

Le 100e clasico entre les deux clubs, ce dimanche en Ligue 1, a été remporté par les Parisiens, notamment grâce à un Mbappé chirurgical.

 Les Parisiens étaient au rendez-vous pour ce 100e clasico qu’ils ont assomé grâce au génie de Mbappé et Icardi.
Les Parisiens étaient au rendez-vous pour ce 100e clasico qu’ils ont assomé grâce au génie de Mbappé et Icardi. LP/Icon Sport/Anthony Dibon
Ligue 1 Uber Eats

Puisque Lille, Lyon et même Monaco mènent un train d'enfer en tête de la Ligue 1, le PSG n'avait pas de temps à perdre ce dimanche soir au Vélodrome. Mbappé a donc mis moins de 10 minutes pour éteindre le suspense d'un centième clasico qui n'a pas tenu ses promesses. Loin de là. Ce n'était pas déplaisant, non.

Mais à force d'espérer, on s'était pris à rêver d'un OM-PSG enlevé, où les actions de but allaient s'enchaîner et effacer le triste souvenir du match aller. Las, un Paris létal et loin de maîtriser totalement son sujet, a eu raison d'un OM limité dans ses ambitions offensives. Cette rencontre laissera certainement des regrets aux Olympiens. Mais elle a mis en exergue les doutes et les lacunes d'une formation qui n'a plus gagné depuis 6 matchs et qui décroche un peu plus du wagon de tête. De quoi déprimer Jacques-Henri Eyraud, le président marseillais honni des supporters, présent dans les tribunes du Vélodrome.

On cherche encore la patte Pochettino

On avait tiqué sur l'analyse du démissionnaire André Villas-Boas, après le Trophée des champions, où le Portugais avait vu un Marseille supérieur. Mais cette fois c'était la réalité tout au moins dans les ambitions. Paris, de son côté, a joué de manière unidimensionnelle une bonne partie du match. Assis sur un bloc bas, en laissant le ballon aux Olympiens (55 % de possession de balle à la pause pour l'OM), les Parisiens ont puni leur adversaire sur leurs deux seules frappes cadrées de la première période.

Une stratégie qui doit plus aux circonstances qu'à des consignes d'avant match, comme le reconnaissait Marquinhos à la pause. « Notre philosophie, c'est d'avoir le contrôle du match et du ballon, expliquait le capitaine parisien au micro de Canal +. Mais nous avons été efficaces et il faut parfois savoir jouer comme ça aussi. »

Inquiétude pour Di Maria

Plus d'un mois après son arrivée, on cherche encore la patte Pochettino, et le signe d'une quelconque évolution dans le jeu parisien. De quoi s'interroger à huit jours du 8e de finale aller de la Ligue des champions à Barcelone. « On doit avoir la possibilité de maîtriser plusieurs systèmes de jeu, s'est justifié l'Argentin après le match. On a marqué assez rapidement, et ensuite on a contrôlé avec avec des blocs soit plus haut où on a pressé, soit plus bas. Mais on aurait pu marquer plus de buts, même si il y a eu des décisions de l'arbitre dont je ne veux pas parler. »

Sans Neymar, entrée en jeu à la 65e après sa gastro-entérite post-anniversaire, et rapidement privé de Di Maria, touché à la cuisse (une mauvaise nouvelle à huit jours du Barça), le PSG a éprouvé des difficultés à prendre le jeu à son compte et à exister au milieu de terrain.

Verratti a brillé, mais plus par son abattage et ses récupérations millimétrées dans les pieds marseillais. Cet engagement plutôt maîtrisé de part et d'autre a d'ailleurs facilité la tâche de l'arbitre Benoît Bastien.

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A part une légère échauffourée vite étouffée en première période, un choc entre Neymar et Alvaro, et un rouge direct pour Payet, la soirée n'a jamais versé dans le délétère comme le 13 septembre, à l'image de la journée qui l'avait précédée. A part quelques banderoles anti-Eyraud disséminées ici et là dans la ville, Marseille n'a pas vécu de pics de tension. Le bus parisien a d'ailleurs pu rejoindre sans encombre le Vélodrome, les deux sévèrement encadrés par les forces de l'ordre. Le clasico y a gagné en apaisement, ce que la soirée y a perdu en passion.

FEUILLE DE MATCH : OM-PSG 0-2

Mi-temps : 0-2.

A l’Orange-Vélodrome.

Arbitre : B. Bastien.

Buts : Mbappé (9e), Icardi (24e).

Avertissements. Marseille : P. Gueye (49e) ; PSG : Paredes (45e + 2), Icardi (52e).

Exclusion. Marseille : Payet (90e + 1).

OM : Mandanda (cap.) – H. Sakai, Alvaro Gonzalez (Perrin, 78e), Caleta-Car, Nagatomo (Lirola, 56e) – Kamara, Rongier (Cuisance, 88e), P. Gueye – Thauvin (Henrique, 78e), Germain (Benedetto, 56e), Payet. Entr. : Larguet.

PSG : Rico – Florenzi, Marquinhos (cap.), Kimpembe, Kurzawa – Verratti, Paredes (Danilo, 66e), I. Gueye – Di Maria (Sarabia, 12e puis Kean, 88e), Icardi (Neymar, 65e), Mbappé. Entr. : Pochettino.