OM-PSG (0-2) : Neymar et Alvaro n’ont pas eu le temps de se chauffer

Blessé lors d’une intervention sur le Brésilien, le défenseur de Marseille a dû sortir treize minutes après l’entrée en jeu de son meilleur ennemi lors du Clasico.

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 Neymar et Alvaro Gonzalez auront passé peu de temps ensemble sur la pelouse du Vélodrome. A peine le temps d’une faute litigieuse du défenseur espagnol.
Neymar et Alvaro Gonzalez auront passé peu de temps ensemble sur la pelouse du Vélodrome. A peine le temps d’une faute litigieuse du défenseur espagnol.  Icon Sport/Anthony Dibon
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Rien, pas même une gastro-entérite, n'aura eu raison des retrouvailles entre Neymar et Alvaro. Celles-ci n'auront toutefois duré que 13 minutes, montre en main, lors du centième Clasico, ce dimanche soir, remporté par les Parisiens (2-0). L'Espagnol, touché au genou gauche, au moment où il tentait une intervention dans les pieds du Brésilien (68 e ), a dû, en effet, quitter ses partenaires avant la fin, en faisant la grimace. Auparavant, il avait juste eu la force d'éteindre une situation de 3-0 pour Paris en déviant une offrande de Mbappé pour Neymar (77e). «On fera une IRM lundi matin pour savoir ce qu'il a au genou », a expliqué Nasser Larguet, l'entraîneur intérimaire de l'OM.

Pour sa part, le Ney, ménagé au coup d'envoi, n'a eu aucun regard compatissant pour son meilleur ennemi. Au fond de lui, il espérait peut-être pouvoir en découdre davantage, mais le mauvais sort en avait décidé autrement.

Il était écrit que leur destin serait quand même une nouvelle fois lié. C'est une rengaine depuis la mi-septembre. Tout le monde a en mémoire leurs invectives sur la pelouse du Parc, Neymar accusant même Alvaro de propos racistes. Le Parisien avait été taxé, de son côté, d'avoir eu des propos homophobes et racistes envers Alvaro, mais aussi contre Hiroki Sakai.

Finalement, ni Neymar ni Alvaro n'avaient été sanctionnés par la commission de discipline de la LFP. Elle avait constaté une « absence de fiabilité » du rapport d'expertise et une absence de « corrélation » entre les auditions des joueurs et les conclusions du rapport. Il y avait effectivement un doute, lequel après instruction profitait donc aux deux protagonistes.

Entre ces deux-là, y aura-t-il un acte IV ?

Le temps avait passé, mais la cicatrice n'était refermée ni pour l'un ni pour l'autre. La star parisienne et le besogneux défenseur ibère avaient remis le couvert quatre mois plus tard, le 13 janvier, lors du Trophée des champions remporté par le PSG (2-1). Ils avaient, toutefois, dû attendre le dernier tiers du match pour se défier, car le Brésilien, de retour de blessure, avait été laissé sur le banc au coup d'envoi par Mauricio Pochettino.

L'Espagnol avait alors employé la manière forte en essayant de stopper Neymar en attrapant sa tête des deux mains. Plutôt stoïque, le numéro 10 du PSG n'en avait pas rajouté sur le terrain. Il se contentait de sceller, sur pénalty, la victoire parisienne. La 3e mi-temps se tenait sur les réseaux sociaux après le match. Sur un échange de quelques messages, le Parisien se couronnait « roi » quand le Marseillais le comparait à une « poubelle ». « Je t'ai rendu célèbre, de rien le phénomène », concluait l'international brésilien. Y aura-t-il un acte IV ?