OM-PSG (0-2) : Icardi, l’homme des clasicos

Requinqué en 2021, l’attaquant argentin a signé ce dimanche soir le second but de la victoire parisienne au Vélodrome.

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 Auteur du second but parisien, Mauro Icardi est de retour au premier plan depuis l’arrivée de Pochettino sur le banc parisien.
Auteur du second but parisien, Mauro Icardi est de retour au premier plan depuis l’arrivée de Pochettino sur le banc parisien. LP/Icon Sport/Anthony Dibon
Ligue 1 Uber Eats

Après la victoire parisienne ce dimanche au Vélodrome lors du clasico (2-0) en Ligue 1, s'il est bien un joueur au PSG à se féliciter d'avoir tourné le dos à 2020, c'est sans conteste Mauro Icardi. Après six premiers mois dans la capitale, où il avait manifesté d'une incroyable efficacité, tout est allé un peu de guingois pour l'Argentin.

Acquis définitivement pour 58 millions d'euros (bonus compris), l'été dernier, le compagnon de la tonitruante Wanda Nara a même totalement disparu des radars au cœur de l'été. Il a traversé comme un fantôme le Final 8 de la Ligue des champions, au point d'abandonner, ensuite, la lumière à la jeune recrue Moise Kean.

Dans l'esprit de Thomas Tuchel, l'enfant de Rosario, papa comblé de Francesca et Isabella, était devenu un lampiste. Son penchant pour le soda et des plats pas forcément diététiques lui avait même coûté une surcharge pondérale stigmatisée, à demi-mot, par un technicien allemand avec lequel le lien s'est distendu.

Assoupi, des mois durant, l'instinct de finisseur de l'ancien intériste, enfin débarrassé par des soucis physiques récurrents (lésion du ligament latéral interne du genou droit puis aux adducteurs droits) s'est réveillé depuis janvier. Dans un Orange Vélodrome, où l'on voue depuis des décennies un culte aux buteurs, il a montré, ce dimanche soir, une rouerie et une létalité intactes.

Titulaire face au Barça ?

Sur le centre de Florenzi, il a su promener Alvaro, coupable d'un marquage assez élastique, pour détourner le ballon de l'arrière du crâne et mystifier Mandanda. Tout Icardi se résume sur cet instantané. Comme Cavani, avant lui, il a dans son ADN cette science du déplacement, de l'appel/contre-appel souvent fatale à ses gardes du corps. Il excelle à attaquer le côté aveugle du défenseur pour mieux porter l'estocade.

Egalement impliqué sur le premier but, en qualité d'avant-dernier passeur, il démontre, au passage, son appétence pour les clasicos. En octobre 2019, son doublé avait précipité la déroute des Phocéens. Le 13 janvier, plus récemment, lors du Trophée des champions, il avait agi comme un détonateur en plaçant son club sur les rails du succès.

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A neuf jours du déplacement à Barcelone, le voilà confortablement réinstallé dans la peau d'un titulaire par son compatriote Mauricio Pochettino. Il a moins été en réussite en seconde période où il a, d'abord, hérité d'un avertissement après un choc avec Mandanda (53e), avant de se voir frustré d'un pénalty pour une faute de Sakaï (59e). Après l'heure de jeu, il a cédé sa place à Neymar avec le sentiment du devoir accompli et une feuille de stats où figure cinq ballons touchés dans les 18 m pour quatre tirs. Du travail du pro.