Nîmes-PSG : baptême réussi pour Rafinha, plus mitigé pour Kean

Le Brésilien et l’Italien ont disputé leurs premières minutes de la saison avec leur nouveau club lors du succès ce vendredi à Nîmes (4-0). Si le milieu offensif affiche déjà de belles promesses, l’attaquant n’a pas proposé grand-chose.

 Ce vendredi à Nîmes, Rafinha s’est chargé de prendre les rênes des opérations.
Ce vendredi à Nîmes, Rafinha s’est chargé de prendre les rênes des opérations. AFP/Pascal Guyot

Les promesses de l'aube racontent un homme tout à fait adapté au PSG. Rafinha, 27 ans, a vécu un baptême réussi aux Costières pour son premier match avec Paris et le premier tout court de sa saison. Signe d'un élément de haut niveau après seulement dix jours d'entraînement dans un camp des Loges déserté de ses internationaux.

En plus de trente minutes, le Brésilien a tout connu à Nîmes avec une expulsion provoquée après le tacle dangereux de Loïck Landre à hauteur d'estomac (12e), un avertissement après un excès d'engagement (18e) et enfin, le meilleur pour la fin.

À la demi-heure, avec le jeu face à lui, vitesse et précision d'exécution, le numéro 12 parisien a lancé parfaitement en profondeur Kylian Mbappé. Le champion du monde a alors effacé Baptiste Reynet pour inscrire le premier but.

Avant la sortie sur blessure de Leandro Paredes, Rafael (le nom sur son maillot) Alcantara évoluait relayeur droit dans le 4-3-3 de Thomas Tuchel. Il basculera ensuite à gauche mais avec une constante : un amour certain pour l'axe, l'envie d'aimanter les ballons, de se mettre entre les lignes.

«Rafinha ? Il trouve des solutions devant, il touche beaucoup de ballons », note Thomas Tuchel

Ce vendredi à Nîmes, Rafinha s'est chargé de prendre les rênes des opérations, tirant par exemple les corners côté gauche, montrant une activité et un volume intéressant, avec parfois du déchet comme cette passe ratée (50e) pour Moise Kean. Il sera remplacé par Colin Dagba (58e) pour une première largement satisfaisante pour une première largement satisfaisante, après 59 ballons touchés.«C'est un joueur courageux, s'enflamme Tuchel. Il trouve des solutions devant, il touche beaucoup de ballons. »

Ce n'est qu'un match mais à ce tarif-là - il est arrivé libre -, le PSG aurait eu tort de s'en priver. Il pourrait enchaîner mardi avec la réception de Manchester United selon l'évolution de la blessure de Marco Verratti (lésion du grand fémoral quadriceps droit) avec qui il entre en concurrence.

Tout aussi gratuit mais seulement en prêt quand Rafinha appartient pour trois ans à Paris, Moise Kean a davantage souffert pour ses premiers pas dans la formation de Tuchel. Avec 54 minutes disputées avec l'Italie contre la Pologne puis les Pays-Bas en Ligue des nations, l'attaquant ne manquait pas de rythme.

Il a affiché une puissance intéressante, placé en pointe du 4-3-3 avec Mbappé à sa gauche et Pablo Sarabia à sa droite. Mais il a paru souvent statique, effectuant peu d'appels et de courses susceptibles d'offrir des solutions à Mbappé par exemple. Il est resté dans la surface sans proposer de mouvements. «Moise a été très costaud. Il combat avec les défenseurs, se réjouit son coach. Il a eu des courses agressives dans la surface. »

Au crépuscule de la première période (40e), il montrera ce qui le sépare encore de l'attaquant en pleine confiance. Seul face à Reynet, il cadre mais le gardien la détourne. Tout ce petit monde mérite d'être revu et face à une adversité plus consistante et au milieu des titulaires indiscutables comme Neymar.