Nice-PSG : Paris fait le dos rond

Toujours privé de nombreux joueurs, le Paris Saint-Germain retrouve Mbappé pour affronter dimanche Nice, où le champion de France veut confirmer son premier succès arraché contre Metz.

 A Nice, dimanche, le PSG pourra compter sur Kylian Mbappé (ici le 21 juillet), sorti in extremis de son isolement lié au Covid-19.
A Nice, dimanche, le PSG pourra compter sur Kylian Mbappé (ici le 21 juillet), sorti in extremis de son isolement lié au Covid-19. LP/Guillaume Georges

Le monde appartient, paraît-il, à ceux qui se lèvent tôt. Cela sied bien aux ambitions conquérantes d'un Paris Saint-Germain qui se présentera dans une Allianz Riviera déserte, à l'heure où mijoteront encore les flageolets et le gigot du déjeuner dominical. Un coup d'envoi, ce dimanche 20 septembre à 13 heures, choisi pour se caler sur les fuseaux horaires asiatiques, dans une partie du globe où le football français tente depuis plusieurs années d'étendre son audience et ses marchés.

La fin de match houleuse contre Marseille (0-1) dimanche dernier a un peu gâché une affiche privée de Neymar, qui purgera son second match de suspension. Pour se consoler, les téléspectateurs auront droit au retour de Kylian Mbappé, sorti, in extremis, de sa période d'isolement avec les bonnes grâces de la commission Covid. Un renfort bienvenu pour des vice-champions d'Europe qui traînent leur difficulté offensive depuis la finale de la Ligue des champions. La tête victorieuse de Julian Draxler dans les arrêts de jeu face à Metz (1-0), mercredi, a mis un terme à plus de 400 minutes sans marquer de but. Une anomalie pour des Parisiens qui, la saison passée, avaient marqué lors de 58 de leurs 60 matchs.

Des choix limités pour Thomas Tuchel

Le signe d'une formation qui souffre d'un manque total de préparation au sortir de sa campagne européenne et d'une cascade d'absents. Au retour au compte-gouttes des joueurs touchés par le Covid-19 s'ajoutent les suspensions de Neymar donc, mais aussi de Paredes, Kurzawa et Diallo. Et, désormais, les inévitables blessures causées par cette reprise au triple galop avec quatre matchs en onze jours.

Verratti, qui ne ressent plus ses douleurs à l'adducteur, devrait revenir. Pas Kehrer, qui souffre du même mal. De quoi limiter une nouvelle fois les choix de Thomas Tuchel. « L'important actuellement est de bien récupérer, car on ne peut pas perdre de nouveaux joueurs et on n'a pas beaucoup de possibilités de remplacement, reconnaît l'entraîneur allemand. La sur-utilisation est toujours le risque, on l'a peut-être fait avec Thilo Kehrer. On fait quand même un peu de tactique, de vidéo. Mais on ne peut pas mettre en place de nouvelles solutions tactiques, ce n'est pas le moment ».

Les champions de France devront donc s'appuyer sur quelques certitudes collectives et leurs talents individuels pour aller décrocher un deuxième succès et quitter une seconde partie de tableau aussi incongrue vue d'Asie que depuis l'Hexagone.