PSG : après la victoire à Nice (0-3), la saison de Paris enfin lancée ?

La nette victoire à Nice (0-3) confirme la montée en puissance des champions de France. Mais tous les voyants ne sont pas au vert.

 Quatre jours après avoir gagné contre Metz (1-0), le PSG et son attaque ont retrouvé un rythme plus conforme à ses standards habituels face à Nice (0-3).
Quatre jours après avoir gagné contre Metz (1-0), le PSG et son attaque ont retrouvé un rythme plus conforme à ses standards habituels face à Nice (0-3). LP/Guillaume Georges

Le large succès du PSG contre Nice (3-0), le deuxième de la saison, marque une nouvelle dynamique dans une équipe qui a encore beaucoup de problèmes à régler. Explications.

L'efficacité offensive retrouvée

Quatre jours après avoir inscrit contre Metz (1-0) son premier but en trois matchs, l'attaque parisienne a retrouvé un rythme plus conforme à ses standards habituels (136 buts en 48 rencontres la saison passée). L'influence de Kylian Mbappé dans ce rebond est indéniable. Mais Angel Di Maria pour son troisième match en huit jours après avoir contracté la Covid-19, est l'autre clé du regain de forme des vice-champions d'Europe.

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« C'est impressionnant, souligne Thomas Tuchel. Normalement, on ne peut pas jouer trois matchs avec une seule séance, on l'a fait. Angel a fait des trucs extraordinaires. » La réussite des deux attaquants ne masque pas pour autant les difficultés de Mauro Icardi, à la peine dans ses déplacements et en manque de précision dans son face-à-face avec Benitez (59e) ou sa reprise sur le poteau (63e). Alors que Paris cherche un attaquant pour se renforcer au mercato, le niveau de l'avant-centre recruté pour 50 millions d'euros fin mai interpelle.

Neymar, retour en grâce

Neymar a purgé contre Nice son deuxième match de suspension après l'échauffourée contre Marseille. Le Brésilien effectuera son retour dès dimanche à Reims. En son absence, Paris aura gagné ses deux premiers matchs de la saison et rétablit une situation comptable inquiétante. Avec lui, il peut capitaliser notamment grâce à son association avec Kylian Mbappé. Interrogé après le succès niçois sur la meilleure position du Français, Thomas Tuchel a répondu par une pirouette. « J'aime quand il est proche de Ney », a souri le technicien allemand, conscient de la prépondérance de son duo (48 buts la saison dernière) dans la réussite de son équipe.

Une fébrilité défensive inquiétante

Le match contre Nice est paradoxalement celui où Paris a concédé le plus d'occasions. Keylor Navas a été très sollicité, se montrant décisif devant Schneiderlin (19e), Rony Lopes (42e), Atal (54e), Guessand (76e) et Gouiri (87e). Si le duo Marquinhos-Kimpembe est à la hauteur, la défense parisienne a notamment souffert sur les côtés. Bakker assure au poste de latéral gauche où il est le 4e choix de Tuchel mais souffre dès que l'intensité augmente. A droite, Florenzi continue de briller par ses qualités de centre mais s'est montré en difficulté face à la vivacité de Camara à qui il a laissé trop d'espaces. Pas hyper rassurant pour son deuxième match avec Paris.

Une condition physique à affiner

Paris a bouclé, sur la Côte d'Azur, un marathon de quatre matchs en onze jours. Idrissa Gueye, le seul joueur à les avoir tous débuté, l'a payé d'une sortie prématurée. Un coup de chaud pour Thomas Tuchel qui s'est montré rassurant au sujet de la cheville gauche du Sénégalais : « Il a pris un coup, on pense que ce n'est pas grave. » Les sept joueurs touchés par la Covid-19 et les suspensions de Neymar, Parades et Kurzawa perturbent un effectif restreint, où les renforts se font attendre.

La grave blessure de l'arrière latéral Juan Bernat, opéré prochainement du genou gauche et absent pour six mois, rend la situation très tendue pour des joueurs qui n'ont quasiment pas coupé depuis le début de la préparation pour le Final 8. « C'est une phase où on souffre, on est vraiment fatigués après les matchs, martèle Tuchel. Mais quand tu gagnes, c'est un bon sentiment. Cela montre qu'on n'a pas perdu notre état d'esprit, pour souffrir et travailler ensemble. »